journal des arts

Au sommaire

 

1 – Plug anal : de la crétinerie mondialisée aux crétins selon Le Monde

2- Il est temps de séparer  l’art bureaucratico-financier dit « contemporain »,  de l’art vivant et libre .

3-L’histoire de Catherine M.  et  du pénis flaccide d’un artiste de province

4- Un somptueux monument à l’inepte mondialisé

5- On s’amuse bien à France-Culture avec Ségolène et son FRAC qui sent le bouc…

6-Le rebelle subventionné… et rolexé

7- Quand « la prégnance de la matérialité exaspère les constituants de la peinture » (sic)

8-Décervelage + sodomisation de mouches au FRAC-PACA

9- Un rupestre post-contemporain

10- Le grand marché de l’inepte se porte bien

11- le « Bref happening mondial » de Jean-Philippe Domecq 

12- Encore un vieux Buren à fourguer

13 – Si vous trouvez plus bête que le galeriste Kamel Zemmour, on vous rembourse la différence !

 

13- Si vous trouvez plus bête que le galeriste Kamel Zemmour, on vous rembourse la différence !

14- Art contemporain, territoire du non-sens, du non-droit et du conflit d’intérêts systémique.

 

1 – Plug anal : de la crétinerie mondialisée aux crétins selon Le Monde

 

Décidément, cette rentrée 2014 est vraiment exceptionnellement riche en événements d’art contemporain : un véritable feu d’artifice, une apothéose, un bouquet final qui semble difficilement dépassable… même si , dans ce registre, on croit toujours et depuis longtemps avoir atteint l’indépassable….Pensez donc : nous avons simultanément la FIAC, l’inauguration de La Fondation Vuitton, l’expo Chocolate Factory de Paul McCarthy à la Monnaie de Paris et enfin, pour lier le tout, le Plug anal de 26 mètres de haut du même Mc Carthy installé place Vendôme… Ainsi, sous couvert d’art et de rayonnement international de la culture française, nous offre-t-on une gigantesque et festive célébration de la cupidité, de la vanité, de la vulgarité, du cynisme et de l’arrogance de cet art contemporain comme signe de puissance des richissimes  collectionneurs spéculateurs liés à  la grande finance mondiale, avec, en tête de gondole,  l’architecture-spectacle de la Fondation Vuitton de luxe avec un vide sidéral à l’intérieur, avec ce vieux farceur de Mc Carthy et ses crottes en chocolat …

Chacun d’entre nous, pour peu qu’il ne soit pas tenu, pour des raisons professionnelles, familiales, communautaires, de participer à ce grand bal des cyniques et faux-culs de la culture… pour peu qu’il ait un peu de cœur et de respect de lui-même,  ressent bien l’impudence et l’obscénité insupportables de telles manifestations « de prestige » dans un contexte de paupérisation généralisée et  d’augmentation des inégalités sociales.

Oui, chacun ressent cela… sauf ce rédacteur  du quotidien Le Monde,  dans son édito du 23 octobre, intitulé « Place Vendôme, le créateur et les crétins », et dont je vous joins la copie (doc n° 01)…Un vrai morceau d’anthologie de la grande cuistrerie journalistique actuelle au service du grand pognon.

Il faut oser comparer Mc -Carthy à Gustave Courbet. Il faut oser établir une équivalence entre  l’engagement révolutionnaire héroïque de Courbet pendant la Commune de Paris, qui lui valut la prison, l’exil, l’oubli  et la ruine, avec le « foutage de gueule » comme pure stratégie marketing qui rend Mc- Carthy riche et célèbre. Il faut vraiment  être d’une malhonnêteté intellectuelle de très haut niveau  et d’un crétinisme alpestre, pour pouvoir retourner la signification des faits de cette façon… car, en l’occurrence, l’ « ordre moral », la bien-pensance artistique, la norme esthétique dominante, ne sont-elles pas du côté des produits artistico - financiers de type Mc-Carthy, Murakami, Cattelan, etc. ?

Alors lisez cet édito joint pour bien mesurer dans quel état de délâbrement est la pensée artistique française officielle véhiculée par Le Monde…à l’image de ce plug anal dégonflé comme vieille capote usagée ou vieille bulle financière implosée ( image 01)

 

Le Monde comme support publicitaire pour les produits de luxe

 

Sur les 186 pages du Monde Magazine du 11 octobre, je compte 62 pages de publicité pour les montres, chaussures, vêtements de luxe…juste ce qu’il faut pour ne pas dépasser le tiers autorisé … Articles de luxe habilement juxtaposés à des reportages sur des atrocités en Syrie, sur tel bidon-ville brésilien, tel camp de réfugiés,  sur les sans-abris français, etc . ,  de telle sorte que la misère du monde serve d’écrin valorisant à la haute distinction des nantis et leur art contemporain de type FIAC….C’est d’un cynisme parfaitement odieux, mais c’est comme ça et pour ça qu’on a des éditos aussi invraisemblables  que  le sus-évoqué dans le journal de la classe dirigeante français dite éclairée...

Liste des marques annonceuses dans le n° 160 de M magazine : Ralph Lauren, Armani, St Laurent, Monder, Gucci, Rolex, Canali, Bioni, Berlutti, Burberry, Dior, Lanvin, Hugo Boss, Valentino, Kalvin Klein, Carven, Zadig et Voltaire, etc.

 

 

Encore un coup des cathos-fachos zemmouriens anti - IVG, anti-MPT et anti-PMA!

Dans le même numéro du Monde, il y a un grand texte d’une page sur la vandalisation du plug anal de la place Vendôme et sur son piteux dégonflement sur lui-même (Image doc  n° D01a ). L’auteure de ce texte, Emmanuelle Jardonnet, relaie le chœur des vierges éplorées de la culturocratie française, pour dénoncer ce lâche attentat à la liberté d’expression de l’artiste, pour fustiger les cathos intégristes qui en sont bien entendu  les auteurs présumés, pour les comparer aux talibans détruisant les Bouddhas…etc.

 

 

L’enculoir de la place Vendôme à fait pschitt !... et c’est tant mieux !

Mc Carthy, l’auteur de l’enculoir de la place Vendome profané par  une bande de cathos salafistes tendance mélanchenot,  a obtenu  le soutien et les excuses éplorées de François Hollande,  de Manuel Valls et de l’AICA (Association des critiques d’art)…Je pardonne au gentil François Neuneu…Manuel, lui, va se faire tirer les oreilles par son papa artiste peintre qui a bien connu les tortionnaires de Franco et à qui on ne la fait pas en matière de torsion du sens…quant à l’Aica France c’est une belle bande d’enculés-  collabos de la grande phynance à 80%!
L'aica a pourtant été créée après la guerre par des héros de la résistance comme Chastel, Estienne, Cognat et Lassaigne. Aujourd'hui elle est au mains des petits nervis de l'art contemporain bureaucratico financier avec comme président le chevelu jaune Raphael Cuir compagnon de la vieille rafistolée Orlan internationale. Alors l'AICA lance une pétition de soutien à l'auteur du gros enculoir godemichet anal de la place Vendome... Il faudrait dissoudre cette association d'enculés de critiques de merde, et en créer une autre non inféodée aux réseaux dominants de l'AC de merde!
excusez ma grossiéreté mais c'est plus fort que moi...

 

 

 

Sur le blog de Libération : « Paul McCarthy, ses œuvres de merde », un texte de Marie Ottavi et Eric Loret

 

http://www.liberation.fr/culture/2014/10/24/paul-mccarthy-ses-oeuvres-de-merde_1128532

 

Si, sur le papier, Libération obéit à la loi du politiquement, financièrement, brauchouillement  et esthétiquement correct des bigots et ayatollahs  de l’art contemporain, il y en a qui se libèrent sur le blog …

 

le magazine M comme merde

M, c’est le supplément magazine dominical du journal Le Monde, comme je le dis plus haut, support publicitaire pour les produits de luxe. Un luxe qui aime bien la confrontation avec l’excrémentiel comme argument marketing…pour la génération branchouille trash art contemporain FIAC, Palais de Tokyo, quarantaine mal rasée et qui pue le camembert Président des pieds…Un magazine de luxe de merde qui fait donc sa couverture de ce samedi (ça vient de sortir) avec le facétieux Cattelan (bouffon des collectionneurs milliardaires) et dont je vous joins les images : on y voit une bourge qui met ses fesses  sur un tarte au fromage qui pue : c’est très drôle… et l’ensemble de la performance s’intitule « shit and die »…ben voyons !

 

Le Haut Conseil Culturel à l’origine du plug anal (image n° 01 c )

Développer la programmation culturelle de la Monnaie de Paris, tel est la fonction du Conseil Culturel de la Monnaie de Paris qui a été mis en place en 2008. Il examine les projets d'expositions, de manifestations culturelles et de création de l'établissement. Il apporte des idées nouvelles et c’est donc à lui que l’on doit cette expo « Chocolate factory » de Mc Carthy…

 

Voici la composition de ce Haut Conseil :

M. Martin BETHENOD Directeur du Palazzo Grassi et Punta della Dogana M. Guillaume BOUDY Conseiller Maître à la Cour des Comptes Mme Véronique CAYLA Présidente d’Arte France M. Guillaume CERUTTI
Président-directeur général de Sotheby’s France Mme Catherine COLONNA Ancien Ministre, Ambassadeur de France en Italie M. Henri-Claude COUSSEAU Ancien Directeur de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts

M. Jean-François DUBOS Président du Centre de Musique Baroque de Versailles Administrateur du Festival d’Aix en Provence - M. Hugues R. GALL Membre de l’Institut, Directeur de la Fondation Claude Monet - M. Christophe GIRARD Maire du 4e arrondissement de Paris- M. Rémi LABRUSSE Professeur des universités- Mme Jeannine LANGLOIS-GLANDIER Présidente du Forum Télé Mobile-Mme Murielle MAYETTE- M. Thomas MAYNE Architecte- M. Kamel MENNOUR Directeur de galerie- M. Jean-Luc MONTEROSSO Directeur de la Maison Européenne de la Photographie -M. Alain SEBAN Président du Centre Georges Pompidou

Plus d’infos

http://www.monnaiedeparis.fr/entreprise/organisation-interne/conseil-culturel

 

Et si l'installation de Paul McCarthy avait été la "provocation" de trop ?

L’hebdo Marianne, met les pieds dans le plat et dans le chocolat…enfin, l’omerta se fissure … super texte d’Eric Conan… le barbare pas politiquement correct… à diffuser et partager un max

http://www.marianne.net/Le-plug-anal-de-McCarthy-place-Vendome-un-accident-industriel_a242263.html

2- Il est temps de séparer  l’art bureaucratico-financier dit « contemporain »,  de l’art vivant et libre .

 

 

Que Catherine M. ait publié, il y a une dizaine d’années  en couverture d’Art press la photos en gros plan des parties génitales de Jef Koons et de la Cicciolina en pleine copulation, n’a que peu contribué à  la fabuleuse réussite financière de cet artiste … Mais cette couverture historique a surtout clairement  signifié l’interpénétration structurelle qui existe entre la pensée artistique d’Etat – dont Artpress est l’organe officiel – et l’ « esthétique » du grand marché spéculatif mondial de l’art … Alors oui, il est peut-être temps maintenant de séparer cet art bureaucratico-financier dit « contemporain » de l’art vivant et libre qu’on aime.

 

D’ailleurs,  il semble bien qu’il existe une prise de conscience générale de cette nécessité de séparation et de clarification. “Pour beaucoup aujourd’hui le vrai marché de l’art est ailleurs” est en effet une des conclusions du film “l’or du pop”9 octobre 2014 sur France 5, un film sur Warhol et sa descendance, écrit par Serge July et Antoine de Gaudemar (50 minutes, c’est un peu long,  mais c’est très édifiant)

 http://www.france5.fr/emission/culte/diffusion-du-09-10-2014-21h40

 

Oui, il est temps, pour sauver le vrai marché de l’art,  d’affirmer clairement que ce marché international de l’inepte, du kitch, de la dérision, du mépris, de l’obscène, du spectaculaire, de l’arrogance, n’est que le fruit d’une logique médiatique de marketing financier et politico-culturel, qui n’a rien de commun avec l’art véritable… Un marché de dupe, qui participe de ce désenchantement généralisé, de ce négativisme questionnatoire subventionné,  de ce « déclinisme »anxiogène  et  de ce catastrophisme  que les médias français entretiennent si habilement  pour se donner de l’importance et gonfler leurs auditoires et lectorats.

Oui, il est temps que les chroniqueurs-critiques-historiens  d’art osent le dire, et cessent de se comporter en lamentables collabos d’un système odieux et totalitaire qui nous mène droit dans le mur. Il est temps qu’ils comprennent, que, ne serait-ce que pour se préserver eux-mêmes, ils doivent prendre leurs distances avec cette enflure systémique qui donne aujourd’hui les signes de son imminente  implosion.

 

3-L’histoire de Catherine M.  et  du pénis flaccide d’un artiste de province

 

C’est une histoire plutôt croquignole qui m’a été rapportée par un membre de la rédaction du magazine Artension, lorsque je lui ai demandé ce qui avait provoqué la hargne de la directrice d’Art Press contre le dit magazine,  justifiant ce texte  dont je vous joins copie ( doc n° 02) et qui est paru dans le  n° 301 de mai 2004

Voici donc quelques extraits du texte de Madame Millet  intitulé « Censure-Cachez ce sexe, etc. » et dont vous pourrez lire l’intégralité sur la copie jointe, laquelle copie est  assortie de l’image censurée par Artension et qu’Art Press n’hésite pas , elle, à montrer:

« Dans notre numéro 299, nous avions signalé  deux faits de censure, de ceux dont on ne parle pas forcément dans les autres journaux, parce que les victimes ne sont pas très célèbres. Il s’agissait (Ici le récit de ces faits) … Nos quelques lignes ont peut-être un peu soutenu le moral des censurés, elles ont permis aussi à d’autres de se sentir moins seuls. Ainsi, le peintre X , nous a fait parvenir une lettre, également envoyée à d’autres magazines, où il raconte sa mésaventure : « La galerie qui m’expose a souhaité faire paraître une de mes œuvres dans un magazine à diffusion national, Artension. Parution payante, il va de soi. Or, à ma grande surprise, la revue a censuré cette insertion, et a renvoyé le dossier sous prétexte que mon œuvre représentait un sexe masculin. Cette attitude ma semble encore plus inquiétante que celle des censeurs polonais et Grecs, relatée récemment dans la presse, car dans ma toile, il n’y a aucune connotation provocatrice.

Il n’est surement pas inintéressant pour vos lecteurs de constater, à travers cette cette anecdote, que le retour de l’ordre moral est en bonne voie et que montrer, en toute innocence, un sexe d’homme, est, en ce troisième, millénaire, loin d’être acquis, et ce, dans le milieu dit artistique ... Si Artension montre l’exemple, combien d’autres Pères-la-pudeur vont s’en inspirer et se hâter de sortir leur ciseaux ? »

Espérons que si, de temps en temps, dans nos pages, comme dans celles de quelques-uns de nos confrères, ces actes de censure sont rendus publics, cela découragera quand même certains aspirants Pères-la-pudeur qui ne sont toujours pas des monstres de courage…

Ce n’est pas qu’on en ait tellement envie, mais il y a des jours où l’on se demande s’il ne faudrait pas créer une rubrique spéciale « chronique de la censure ordinaire »

 

Le collaborateur d’Artension interrogé m’affirme qu’en réalité,  si cette image qui devait paraître sur une page de pub en quatrième de couverture, a été refusée par le directeur de publication, ce n’était pas parce qu’elle était choquante – puisqu’Artension avait déjà publié 100 fois plus choquant dans le même registre – mais tout simplement qu’elle était d’une telle calamiteuse stupidité, qu’elle allait coûter beaucoup plus cher en termes de crédibilité au magazine, que le prix de la page pub plein tarif. .. Le prétexte « d’indécence » invoqué auprès de l’auteur ce cette lamentable peinture, étant une façon d’éviter de lui dire franchement que sa peinture était vraiment affligeante, pour ménager son amour propre…Inutile délicatesse, car  c’était sans compter sur l’autoritarisme et la morgue de l’artiste, haut fonctionnaire retraité de l’Education Nationale, qui menaça Artension des pires représailles juridiques et alla se plaindre à Catherine Millet qui, ne s’intéressant comme  c’est bien connu qu’à l’aspect sexuel  des choses et s’en foutant que  la peinture soit bonne ou  à conchier ,  n’hésita pas une seconde, pour « soutenir le moral et venger l’ honneur du censuré », à publier l’image de cette épouvantable daube… et à écrire ce texte d’anthologie de la critique d’art française, qui ne manquera pas, un jour,  sans nul doute, de figurer dans ses « oeuvres complètes »…Doc 02

 

4- Un monument à l’inepte mondialisé

 

Ce somptueux édifice tout en verre, construit par le multimilliardaire Bernard Arnaud ( image jointe Doc n° 04 ) et destiné à être rempli des échantillons les plus représentatifs du financial art, me semble n’être rien d’autre ( malgré la prouesse architecturale indéniable qu’il représente) qu’ un monument dédié à l’ inepte économico-financier planétaire  qui va précipiter l’humanité dans le désastre …

 

Pas de quoi s’ enorgueillir donc de cette réalisation, comme le fait bruyamment toute la plouto-culturocratie hexagonale, pas de quoi s’auto-congratuler et pavoiser au « rayonnement de la culture française », quand on connaît ce qu’il y a en amont d’un telle ostentatoire et creuse spectacularité et quand on sait  notamment :

1-    Que ce temple de l’impudence dédié au luxe Vuitton et à l’art financier international qui lui est naturellement assorti, a été construit non loin de l’endroit ou se trouvait le  merveilleux Musée des arts et traditions populaires expédié depuis dans les sous- sol du MuCEM à Marseille… comme si  le luxe, par nature aérien,  transnational et contemporain, ne pouvait que repousser l’art populaire par nature pesant, nationaliste et ringard dans les endroits les plus obscurs où personne ne pourra le voir…

2-     Les avantages considérables que peut générer cette fondation en termes d’ « optimisation » fiscale pour l’entreprise Vuitton (et pour les sacs du même nom récemment relookés par l’incontournable Buren)

3-    les probables concessions et  passe-droits qu’il a été nécessaire d’établir entre l’administration  publique et les intérêts privés Vuitton, pour que cette «  figure de proue de la culture française » n’aille pas s’installer à l’étranger, comme la Fondation Pinault à Venise (faute d’avoir pu se poser sur l’Ile Seguin à Boulogne).

( ici le lien pour ce qui est des passe-droits : http://www.delanopolis.fr/L-art-dominant_a2331.html  )

 

4-    La situation de  précarisation générale de la société, les millions de mal-logés, les restaus du cœur débordés, etc., qui sert de contexte à cette insupportable démonstration de puissance des oligarques du marché international de l’art contemporain

5-    Que cela, ne peut que renforcer les inégalités et les différences de classes, détruire les liens sociaux, etc., quand l’art et  la culture ont en principe la fonction inverse…

 

Frank Gehry met son doigt dans l’anus de la journaliste qui lui demandait ce qu’il pensait de l’ « architecture –spectacle » (voir image 04a)

Une réponse donc des plus concises, et qui a l ‘avantage de expression  de connivence avec l’enculoir de son rigolo de pote Mc Carthy,  des bijoutiers de la Place Vendôme, et de la tigresse mère Ubu de l’AC, Suzanne Pagé, qui dirige l’endroit et conseille Arnault. (je me souviens d’un artiste, il y a une vingtaine d’années, qui me racontait avoir vu, alors qu’il travaillait comme menuisier à l’aménagement d’un appartement de Bernard Arnault, celui-ci demander que l’on coupe des livres précieux de collection pour qu’ils gardent un meilleur alignement sur les rayons de sa somptueuse blibliothèque…c’est dire le respect que ce Monsieur a pour le « contenu »…)

 

Et voici sur le sujet un texte très opportun, paru  dans la revue « Acteurs de l'économie », sur la Fondation Vuitton

(Il faudrait que les critiques d'art de ce pays aient le courage et l'honnêteté de suivre l'exemple de ce texte de Denis Lafay, de le prolonger, de l'enrichir d'autres éléments d'information et de réflexion sur le sujet, et de propager tout cela sur leurs supports respectifs...)

 

Fondation Vuitton : démesure, arrogance, vulgarité…

Par Denis Lafay, directeur de la rédaction d'Acteurs de l'économie  |  09/10/2014

 

Le 27 octobre, la Fondation Louis Vuitton doit ouvrir ses portes à Paris. « Sur le papier », elle semble incarner ce que les oligarques du marché de l'art contemporain ont fait de la création artistique : un produit mercantile, spéculatif, spectaculaire, et instrumentalisé.

Comment « traiter » ses actionnaires dans les colonnes ou sur les plateaux des médias qu'ils possèdent ? L'exercice demeure, pour tout journaliste et directeur de rédaction, délicat. DuMonde au Figaro, les situations l'attestent. Et en l'occurrence, l'examen interroge moins la forme intrinsèque du traitement que les interprétations, sousjacentes, qu'il fait porter sur la marchandisation et la mercantilisation de l'art. Ce, même si la profusion d'élogieux épithètes fait sourire, une fois juxtaposée sur le lien capitalistique de Bernard Arnault avec le titre concerné.

« Cocktails de luxe réservés aux VIP »

25 septembre 2014 dans Les Echos : Fondation Louis Vuitton, des prestataires de luxe pour un musée exceptionnel. L'établissement sis dans le bois de Boulogne sera inauguré le 27 octobre, après treize années d'études et de travaux confiés à l'architecte Frank Gehry. Et ce à quoi est consacré l'article, c'est la liste des prestigieux fournisseurs qui feront la renommée du lieu. Potel & Chabot pour les soirées de gala et autres « événements gastronomiques et cocktails de luxe réservés aux VIP » - avec notamment, dès les premiers jours, le spectaculaire et « bankable » pianiste Lang Lang, stratégique pour contenter le juteux et patriote marché chinois, ou le groupe de musique électronique Kraftwerk. Derrière les fourneaux, Jean-Louis Nomicos, disciple du « maître » Alain Ducasse qu'il a « suivi à Monaco puis aux quatre coins du monde ». Et RMN-Grand Palais pour la boutique, le journaliste insistant sur les 60 millions d'euros de chiffre d'affaires du « premier opérateur commercial dans les musées en France », « ce qui positionne d'emblée les ambitions de la Fondation Louis Vuitton ». Tout semble prêt pour le feu d'artifice.

Maquiller d'un vernis

Et pas un mot - ou presque - sur la collection, cultivée, faut-il le rappeler, dans la rivalité épidermique à laquelle l'intéressé et François Pinault (Kering) se livrent non seulement dans le secteur manufacturier du luxe, mais aussi dans les vignobles et, désormais, le monde de l'art. L'art de collectionner, l'art de peser substantiellement sur la cotation - François Pinault est propriétaire de Christie's, Bernard Arnault le fut de Philips. Et l'art d'exposer, le premier à Venise au Palazzo Grassi et à la Punta della Dogana, le second désormais donc dans le Jardin d'acclimatation. Un monde de l'art qui, tous deux l'ont bien compris, comporte de considérables avantages fiscaux, spéculatifs, mais aussi d'image : s'afficher collectionneur - et le faire savoir par une communication minutieusement adaptée - profite subtilement à la réputation des enseignes de luxe, ainsi maquillée d'un vernis créatif, altruiste, mécène et émotionnel.

« Bling bling »

Les artistes contemporains qui, tels Huyghe, Lavier, Eliasson, Prince, Gursky ou Kelly, seront exposés, semblent être à l'image du lieu et correspondre aux motivations non seulement artistiques mais aussi industrielles et marketing de la première fortune de France qui a bâti et développé son empire selon une règle d'or : frapper les esprits. Etre monumental. Et, dans certains contextes, « bling bling ». Sans doute Jeff Koons, que Bernard Arnault affectionne, sera lui aussi de la partie. Alors la boucle sera bouclée : l'un des produits les plus symptomatiques de la marchandisation internationale de l'art sur les murs d'un batiment ébouriffant voire ostentatoire.

La fin et les moyens

Bien sûr, la sincérité de l'intérêt, voire davantage, que l'éclairé Bernard Arnault porte aux arts et en particulier à la création contemporaine, n'est pas contestable. Bien sûr, Picasso et Richter devraient eux aussi avoir leur place dans l'enceinte. Bien sûr, il faut savoir saluer une telle initiative privée, à l'heure où la paupérisation des moyens publics affectés à la culture, et cela dès l'école, ronge la société française. Bien sûr, il faut se féliciter que l'ex-futur citoyen belge ait maintenu son projet dans l'Hexagone, quand d'autres choisissent des cieux fiscalement plus ensoleillés. Bien sûr, une telle entreprise culturelle et artistique est aussi une entreprise "tout court", et philanthropie ou mécénat ne doivent pas exclure une approche industrielle rigoureuse. Bien sûr, il faudra juger « sur pièce », et peut-être cette première perception sera-t-elle alors fortement infirmée une fois les yeux directement posés sur et surtout à l'intérieur del'édifice. Mais toute fin doit-elle justifier toutes sortes de moyens ?

Suprématie du contenant sur le contenu

Or pour l'heure il faut s'en remettre à la communication orchestrée sur le lancement même de la Fondation Louis Vuitton pour « apprécier » le « produit ». Et dans son édition du 2 octobre,Paris-Match - que les marques du groupe Louis Vuitton couvrent chaque semaine de généreuses pages de publicité - lui aussi consacre 10 pages à « l'oiseau de verre », et là encore exclusivement à l'enveloppe : le bâtiment. Primauté d'un contenant spectaculaire, extravagant, éblouissant, sur un contenu pour partie arriviste : voilà à quoi le marché international de l'art semble désormais confiné, voilà la direction vers laquelle il oriente, influence, même conditionne la création artistique elle-même. Peu importe ce que l'on voit sur les murs, le plus important ce sont les murs eux-mêmes... comme l'illustre le musée Guggenheim de Bilbao, dont la beauté, incontestable, de l'architecture est inverse à celle, déjà fanée, de la collection.

Endogamie

Monique et Michel Pinçon-Charlot, chercheurs-sociologues au CNRS qui depuis trente ans décortiquent les mécanismes de la richesse, pourraient trouver là une formidable démonstration de leurs travaux : plus rien, pas même le marché de l'art, n'échappe aux investissements collusifs et inextricablement imbriqués - dans les médias, la politique, la justice, les loisirs, les cercles intimes de décision et de lobbying - grâce auxquels les « très riches » non seulement accroissent leur patrimoine, l'étendue de leur puissance et l'envergure de leur pouvoir, mais aussi maintiennent à une distance lointaine tout contestataire - magistrat, élu politique, mouvement citoyen - ou tout candidat à l'aréopage jugé indigne de l'honneur. Existe-t-il meilleur rempart aux menaces que l'endogamie et l'instinct de préservation ?

Démesure, arrogance, vulgarité

« Grâce » à Bernard Arnault et à ses coreligionnaires qui ont modelé un marché dont l'une des prouesses est de « créer » ex nihilo des artistes ou plutôt des fabricants de produits spéculatifs, même l'art est devenu objet utilitariste et consumériste. Ses promoteurs dictent désormais la nature même de la création, dont la résonance est proportionnée à la démesure, à l'arrogance, à la vulgarité ou à l'inanité des installations et autres inventions exhibées. Des musées se rendent complices de l'imposture : le Château de Versailles, par exemple immergeant en 2010 le travail de Murakami dans les Grands appartements et la Galerie des glaces, n'apporte-t-il pas artificiellement un crédit, une légitimité institutionnels qui profitent à la réputation et surtout donc... à la cote ? N'y a-t-il pas là, comme l'affirme l'écrivain et membre de l'Académie française Jean Clair, détournement, usurpation de fonction, aliénation et scandaleuse instrumentalisation ?

Faire carrière

Dans ce contexte, un art est d'ailleurs en train de s'affaisser, faute de disciples et jusque dans les écoles ad hoc : le dessin et, dans une moindre mesure, la peinture. Trop émotionnels, pas assez « innovants », insuffisamment provocateurs, et donc « ringards ». Et les analogies sémantiques sont légion. Cénacles économique et artistique partagent les mêmes règles. Tout comme dans le monde professionnel, tout comme dans l'entreprise qui héberge les « faiseurs » du marché - fortunes soudaines de l'immobilier, de la finance, ou du net -, les artistes doivent « faire carrière ». Et la plupart partagent des ressorts communs : celui du narcissisme, de l'éphémère, de la vanité, de l'exhibitionnisme.

Des artistes devenus des marques

Et celui du gain, comme l'llustra en septembre 2008 Damien Hirst : il procéda lui-même à la vente aux enchères d'œuvres récentes, chez Sotheby's, pour un montant de près de 115 millions de livres. Aujourd'hui, sa cote a dévissé, car comme le souligne Brett Gorvy (Christie's),« il a détruit son âme d'artiste » en produisant toujours plus pour satisfaire le marché et consolider, même sanctuariser ce qu'il était devenu : « une marque ». Juste retour de baton. Mais pour quelques emblématiques punitions, combien de dérives continuent de prospérer ?

Le sens du mot « valeur » semble désormais cimenté dans ses seuls attributs pécuniaires. « L'art contemporain est à l'image de la société : décadent ». Cette déclaration de Jean Clair, qui fut aussi directeur du Musée Picasso et commissaire d'expositions « historiques » - Mélancolieau Grand Palais, Crimes et châtiments au musée d'Orsay, etc. -, peut-elle être contestée ?

 

 

En voici le lien :

http://acteursdeleconomie.latribune.fr/debats/opinion/2014-10-09/fondation-louis-vuitton-la-marchandisation-de-l-art-a-son-paroxysme.html#article_post_Comments

 

 

 

5- On s’amuse bien à France-Culture avec Ségolène et son FRAC qui sent le bouc…

 

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

 

Je sais bien que pour chacun d’entre vous, le FRAC ( Fonds Régional d’Art contemporain) de votre région, est une « patate chaude » encombrante, qui vous coûte cher et vous consterne… et la chose vous attriste d’autant qu’il vous est strictement interdit d’émettre la moindre critique  à son endroit, au nom d’une sorte de la sacro-sainte  « raison artistique d’Etat », et pour ne pas abonder dans le  « politiquement incorrect » , qui, comme chacun sait « fait le jeu du Front National »…

Mais, exceptionnellement, il peut arriver qu’un FRAC soit amusant, comme  celui de Ségolène Royal, en Poitou – Charentes notamment… En tous cas, ce FRAC-là  a su déclencher une franche hilarité chez les gens de France-culture… et j’espère que les 4 minutes démission que je vous joins, sauront vous réjouir également et ensoleiller votre journée.

Nicole

France-Culture dans la revue de presse  d’Antoine Guillot :

http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4931208

 

Où l’on voit aussi comment Ségolène a rattrapé une grosse connerie de Raffarin, et comment le gentil François investit ingénument  dans la culture de classe FIAC et Bernard Arnault pour monter sa cote de popularitude.

 

J’ai envoyé ce texte à tous les parlementaires… représentants du peuple… sans grand espoir de réponse à ce même peuple…

6-Le rebelle agréé, formaté, fonctionnarisé, subventionné…et rolexé

 Le 30 juillet dernier dans le journal Libération, l'écrivain Edouard Louis et le philosophe Geoffroy de Lagasnerie ont appelé à un boycott des Rendez-vous de l'histoire de Blois au motif que ceux-ci étaient ouverts par une conférence inaugurale de Marcel Gauchet sur le thème des «rebelles». Or, aux yeux de ceux-là, l'auteur du Désenchantement du monde ne pourrait en parler décemment, car il ne serait pas lui-même grand-croix dans l'ordre de la rébellion. 

Je vous joins (doc n° D 06) copie de la réponse de Marcel Gauchet dans le Monde aux rebelles agréés et cet extrait significatif : « Ce qui fait horreur à l’individu contemporain, c’est le conformisme. Les patrons se prétendent insoumis, les stars se croient en rupture de bans, les intellectuels se veulent subversifs. Nous sommes dans un monde peuplé de rebelles. Au fond, les rebelles autoproclamés qui ne me trouvent pas assez rebelles sont simplement l’avant-garde du troupeau général »…

Ceci nous rappelle tous les rebelles, subversifs, révolutionnaires,  transgressifs, provocateurs anti-bourgeois, punks anarchistes multi-casquettes, à la fois profs, artistes, curators, etc. qui peuplent le champ de l’art contemporain institutionnel, hauts fonctionnaires de la culture et oligarques du financial – art, qui se retrouvent entre eux dans ces grandes messes d’autocongratulation rituelles entre culturocratie et ploutocratie que sont notamment la Biennale de Venise et la Dokumenta de Cassel… tous bâtards des grands rebelles de référence que sont  Marcel Duchamp et Andy Warhol, et qui n’ont pas honte de s’identifier à Rimbaud et Che Guevarra en portant Rolex et Berlutti….

Alors oui, bien évidemment, pour toute cette avant-garde du révolutionnarisme mondain,  Marcel Gauchet et Pierre Nora ne sont que des bourgeois attardés peu dignes de  rayonner  la culture française à l’international.

 

plus d’infos :

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/10/13/31003-20141013ARTFIG00177-marcel-gauchet-contre-les-vrais-rebelles-le-pluralisme-existe-t-il-encore-en-france.php

 

« Comment la gauche révolutionnaire vermoulue, à travers les attaques dont Marcel Gauchet est la cible, s’en prend à Manuel Valls » par Patrick Gueniffey

 

C’est un texte que je vous joins (doc 06b ) paru dans le Monde du 24 10. L’auteur y replace bien dans une perspective globale, les ayatollahs de la rébellion esthétiquement et politiquement correcte …  « Si Gauchet avait été de droite, il n’aurait jamais eu à affronter la meute des demi-savants dont nos universités et nos instituts de recherche abritent avec tant de générosité tant de spécimens » écrit Gueniffey… Suivez mon regard du côté des demi- savants consanguins mythos, abrités par le dispositif institutionnel pour l’art contemporain, souvent liés à l’Université, et autoproclamés chercheurs…

7- Quand la prégnance de la matérialité exaspère les constituants de la peinture

 

 

La Station ( galerie subventionnée à Nice) a présenté pour l’été 2014 les expositions KLM d’Olivier Mosset et Programme de Vie de Patrick des Gachons.

« Peint au centre d’un fond carré blanc, un carré bleu progresse chaque année de un pour cent pour tendre vers la couverture totale du fond. Commencé suivant le rapport 50/100 (carré bleu/carré blanc) en 1983, il devra atteindre 100/100 en 2032. Le programme serait naturellement interrompu et l’œuvre achevée si je disparaissais avant cette date. » Par ce programme immuable, Patrick des Gachons exaspère les constituants de la peinture (forme, figure, composition) pour n’en retenir que la « vérité » : l’application d’une couleur sur un support. 70 passages de peinture en moyenne sur chaque œuvre lui permettent d’obtenir un bleu profond, intense, a vocation spiritualiste.

Cette astreinte quotidienne, qui consiste à chaque jour de l’année à reproduire le même tableau, « l’œuvre, ontologiquement intégrale, se superpose au temps personnel de son auteur »

Quant au monochromiste motocycliste Olivier Mosset ( surnommé pour cela Momomo ), il n’a rien oublié de sa radicalité et de son esprit collaboratif : poursuivant ses recherches ( car il n’ jamais rien trouvé de sa vie) sur le concept de l’exposition et la notion de signature, il présentera à la Station pour la saison estivale 2014 des œuvres réalisées avec ses potes Alix Lambert et Jacob Kassay ; collaborations ou appropriations, ces œuvres viennent nourrir les problématiques développées par Mosset dans sa pratique personnelle. Mettant en exergue la prégnance de la matérialité, elles nous rappellent que l’art est avant tout une histoire de regard…  Comme disait Stella,« what you see is what you see »…Ben voyons !

 

 

Encore Mosset avec sa fucking mobylette !

Le FRAC Bourgogne, vient d’inaugurer un prolongement dit « antenne permanente » dans le  grand garage Saint Christophe désaffecté à Chagny, avec une exposition consacrée au travail d'Olivier Mosset. Je vous joins une photo de ce garage FRAC où l’on voit des monochromes zébrés de Momo sur les murs, une grosse voiture américaine en panne (normal, c’est dans un garage) et puis, dans le fond, je vous le donne en mille : l’inévitable pétrolette à vapeur de notre rebelle Momo international. (il y a eu 500 bourguignons  au vernissage : un vrai succès ) (voir doc joint n° 06 )

 

Une moto dans la mallette

Je copie-colle : « Le Fonds régional d’art contemporain de Bourgogne, dans le cadre de ses missions de sensibilisation à la création contemporaine, met en place un nouvel outil pédagogique à destination des jeunes de 5 à 18 ans. Cette mallette est une invitation à la découverte de l’art contemporain au travers d’œuvres de la collection du FRAC Bourgogne et propose différents modules pédagogiques et pistes de travail que l’enseignant ou l’animateur est invité à s’approprier. »

Et qu’est-ce qu’il  n’y a t’il pas dans la valise ? Hein, je vous le redonne en mille : une petite Hearly à Momo…( voir photo n° 07 a)

 

 

 

 

 

8-Décervelage + sodomisation de mouches au FRAC-PACA

 

ça se passe en PACA et c’est encore pire qu’en Rhône-Alpes. Ici l’expérience de décervelage est complétée par celle de la sodomisation de mouches par des gens qui ne voient rien…« Je ne sais pas ce que j’ai vu », tel est le titre de cette opération, pour «  une sélection d’œuvres de la collection du Frac-PACA par les étudiants de l’ESADSE, Saint-Etienne23 octobre 2014 — 05 janvier 2015Vernissage le 23 octobre 2014

Un projet réalisé dans le cadre d'un projet de coopération entre le Frac et l'Ecole Supérieure d'Art et de Design de Saint-Etienne (ESADSE)

''Je ne sais pas ce que j'ai vu'' (extrait d'une citation de Jean-Pierre Bertrand) amène à creuser, défricher, essayer d'observer les différents langages d'une même oeuvre, ce qu'elle nous dit, comment on peut la percevoir, et, au lieu d'une réponse, se présente un univers de possibles, des chemins différents que notre regard prend pour atteindre l'oeuvre. Notre but n'est pas d'apporter des réponses mais plutôt des débats sur l'art et sa représentation.( Image 08)
Sur un plan plus personnel, cela va nous montrer les enjeux de la gestion du montage d'une exposition (lien entre les oeuvres, rapports physiques avec les oeuvres et les artistes, scénographie, accrochage, communication...). »

 

 

http://www.fracpaca.org/hors-les-murs-expositions-a-venir_je-ne-sais-pas-ce-que-j-ai-vu

 

Image jointe 08b : groupe d’étudiants de l’ESADSE en plein travaux pratiques de sodomisation de mouches

 

Adressez aussi vos commentaires aux amis du FRAC PACA (eh oui, il y en a !) amis@fracpaca.org

 

 

Participez à une expérience de décervelage au LEC (Laboratoire Espace Cerveau) du IAC (Institut d’Art Contemporain) de Villeurbanne

 

Voici l’expérience pour laquelle vous pouvez être le cobaye et telle qu’elle est décrite dans le dossier de presse : « Des œuvres sont placées dans cet espace pour vous permettre de les éprouver, d’en faire l’expérience. Vous pouvez si vous le désirez, regarder, écouter, prendre conscience de vos sensations et de ce que ces œuvres évoquent pour vous. Au bout de ce cheminement, racontez ! Plus que des expositions, ce sont des espaces d’expérience qui vous  sont proposés pour devenir, dans ce cadre, l’acteur principal du dispositif.

Ce projet à caractère expérimental interroge l’expérience de l’œuvre d’art, sa réception et sa restitution.

Il s’agit en effet de se libérer des modalités de l’expérience esthétique dans son acceptation habituelle, de décryptage-décodage de l’œuvre, pour privilégier l’attention, la perception, les sensations du visiteur qui, dès lors, consent, voire cherche à «travailler» avec les plis, les appuis, les absences de l’œuvre…

Comment considérer que l’œuvre n’aurait rien à dire a priori et que son rôle serait de prendre toute sa place dans un dialogue, un corps-à-corps avec le visiteur, avec l’humain ? »…Ben oui, en effet, on peut se le demander !

 

Sur l’image jointe, vous voyez une œuvre faite de feuilles de papier répandues sur le sol (collection du FRAC) et sur laquelle vous pourrez faire l’expérience de la marche dessus… Ces expériences sont placées sous le contrôle permanent d’un anthropologue diplômé de l’université de Lyon.

Pour plus d’infos :

http://i-ac.eu/fr/expositions/24_in-situ/2014/264_COLLECTION-A-L-ETUDE-A-VILLEURBANNE

 

 

 

9- Un rupestre post-contemporain

« The great artist of tomorrow will go underground». Marcel D.

Parmi les nominés du Prix Marcel Duchamp 2014 de l'ADIAF, il y a Théo Mercier qui cherche à retrouver la mana* des arts primordiaux. Sa recherche le mène du côté d’un nouvel âge de pierre, lorsque le feu fut apprivoisé et des outils façonnés. Tous les constituants de l’installation évoquent le minéral, et les mondes submergés, de l’univers sous-marin aux sépultures, et jusqu’aux îles englouties. Souterraine, cette exploration fait écho, peut-être, à la prophétie de Marcel Duchamp : «The great artist of tomorrow will go underground». (Voir Doc n° 09)

 

10- Le grand marché de l’inepte est florissant

Malgré l’image épouvantable qu’en donne l’artiste chinois Chen Wen Ling ( doc n° 10), qui cherche bien sûr, avec cette horreur, à se placer dans ce même marché, à l’échelle de la planète, nous dit Art Price « le marché de l’art se porte bien, très bien même. Le secteur ne connaît pas la crise. Il faut dire que l’Amérique du nord, l’Asie, le Moyen-Orient et plusieurs grands pays européens en sont sortis depuis quelques temps déjà. La progression en 2013 a avoisiné les 8%. Les transactions ont atteint 66 milliards de dollars.

Et l’art contemporain se porte lui encore mieux. C’est en substance ce que dit le huitième rapport annuel d’Artprice sur un marché porté par la mondialisation et l’augmentation du pouvoir d’achat des classes économiques supérieures sur tout les continents.. Depuis 2010, le chiffre d'affaires mondial réalisé dans les salles de ventes dans l’art contemporain a presque doublé.

Entre juillet 2013 et juillet 2014, les records ont continué à tomber. Jeff Koons est ainsi devenu l’artiste vivant le plus cher lorsque son Orange Balloon Dog s’est vendu  a New York chez Christie’s pour 58,4 millions de dollars en novembre 2013.

Autre élément clé du rapport d’Artprice, le classement des 500 artistes contemporains les plus attractifs sur le marché, classés par leur chiffre d'affaires lors de ventes aux enchères. Sans surprise, la côte des artistes nés après 1945 suit n'a jamais été si haute. L'indice global des prix de l'art contemporain progresse de plus de 70% sur la décennie.

Mais ce classement confirme aussi le problème grandissant de la France avec l’Art Contemporain. Sa disparition des écrans radars. Aucun artiste français ne se trouve dans les 100 premiers. On y trouve presque une moitié de Chinois (47), des Américains (19), des Britanniques (10) et des Allemands (9).

La France vit en quelque sorte sur son passé. Les artistes français qui existent dans ce marché planétaire n’apparaissent pas dans le classement d’Artprice car ils sont tous nés avant 1945. C’est le cas Pierre Soulages qui sans cette règle se retrouverait à la 26ème place avec des ventes totales de 27,3 millions d’euros et Martial Raysse à la 29ème place avec  9,6 millions d’euros.

Dernier enseignement à retenir, le dynamisme de Londres, première place pour le marché européen et qui est dans la même catégorie que New York et Hong Kong loin devant Paris. Londres représente 77% de l’ensemble du marché européen et 10 fois que le marché français. Dans un contexte mondial favorable, le marché parisien est le seul à enregistrer une baisse de 10% de ses ventes. »

 

11- le « Bref happening mondial » de Jean-Philippe Domecq 

Il y a un an déjà, Jean-Philippe Domecq, celui par qui la « Crise de l’art contemporain est arrivée dans les années 90, produisait son «  Bref Happening Mondial » bouclant cent ans du premier ready made. Ce document est très accessible et regardé en vidéo de 20mn sur YouTube en cliquant "TOTAL READY MADE" by Jean-Philippe Domecq, et version bilingue du texte paru en février 2014 avec photos de la performance sous le titre Bref Happening Mondial, aux éditions Tituli, accessibles par internet.

www.leblogdedomecq.blogspot.com

JP Domecq auteur de Artistes sans art ?, , nouvelles éditions en 1999, 2005, 2009- Misère de l'art. Essai sur le dernier demi siècle de création, , nouvelle édition en 2009 - Une nouvelle introduction de l'art du XXe siècle

12- Encore un vieux Buren à fourguer !

 

Jérôme Catz, un de mes fidèles lecteurs , par ailleurs génial directeur- fondateur du réseau de galeries Spacejunk Art Centers ( qui font dans le néo-graphzeux, le low brow le pop-surréalisme et l’under-réalisme de type Mark Rider (image jointe n°12 b) m’ informe que sa famille est propriétaire de deux Buren assez anciens(image n° 12). les deux œuvres sont très grandes et signées, peintes sur vraie satinette de Maubeuge, une structure articulée au dos permet d'en régler la longueur quand on les utilise sur chaise longue, une frise les termine joliment. Il voudrait savoir combien il pourrait vendre ça…Moi, je n’en sais strictement rien…Mais je me félicite que la proximité de ces Buren pendant l’enfance de Jérôme ne l’a en rien burénisé, bien au contraire…Et que nous avons là le même type de résilience que celle des enfants  éduqués en établissements religieux et qui ensuite bouffent du curé à tous les repas…

Je vous conseille de visiter son site :

www.spacejunk.tv

13 – Si vous trouvez plus bête que le galeriste Kamel Zemmour, on vous rembourse la différence !

 

Sur la petite vidéo de 2 mn jointe, on voit le célèbre financial art galeriste parisien international répondre sur Europe n° 1 aux questions de l’ex de DSK sur le rôle du galeriste en art contemporain… Ben oui, c’est en effet une question d’une vertigineuse pertinence…Mais ce que l’on voit surtout, à travers ses réponses à ras de terre, c’est que le rôle du galeriste est plutôt de ne rien comprendre à rien, ni à l’art, ni aux artistes, et d’être le plus con possible, pour s’assurer crédibilité auprès d’ultra-riches collectionneurs encore plus ultra-cons que lui et pour ramasser un maximum d’argent…puisque c’est là son vrai rôle.

 

http://www.dailymotion.com/video/x2864vq_extrait-kamel-mennour-le-role-du-galeriste-en-art-contemporain_news

 

14- Art contemporain, territoire du non-sens, du non-droit …et du conflit d’intérêts systémique

Au Canada on commence à intenter des procès en conflits d’intérêts dans le domaine de l’art contemporain… on ferait bien de commencer cela aussi en France où la collusion intérêts privés- institutions publiques est monnaie courante..

http://levadrouilleururbain.wordpress.com/2014/10/24/decision-du-conseil-de-presse-sur-le-conflit-dinterets-m-sylvain-boucher-vs-m-nicolas-mavrikakis/#respond 

 

 

Allez sur internet !

Vous pouvez retrouver ces chroniques

En tapant Nicole Esterolle sur Google

Ou  en allant sur les sites :

 Mon site officiel :

 www.schtroumpf-emergent.com

 

Sur le site québéquois :

http://levadrouilleururbain.wordpress.com/2014/10/23/decervelage-sodomisation-de-mouches-au-frac-paca-chronique-no-56-de-nicole-esterolle/

 

http://levadrouilleururbain.wordpress.com/2014/03/16/la-chronique-n-51-nicole-esterolle-la-ou-buren-passe-lart-trepasse-%E2%80%8F/

 

http://levadrouilleururbain.wordpress.com/2014/02/02/la-ceramique-est-elle-soluble-dans-lart-contemporain-%E2%80%8F-billet-dhumeur-par-nicole-esterolle/

 

Sur le site Sauvons l’art !

http://www.sauvonslart.com/modules/news/article.php?storyid=68684

 

 

 sur Mic Mag, le magazine des médias libres :

http://www.micmag.net/index.php?option=com_content&view=article&id=2465:la-biennale-dart-contemporain-de-lyon-un-fukushima-culturel-&catid=10:voix-libre&Itemid=22

 

 

Sur le site ragemag

sur http://ragemag.fr/ et ( en anglais ) sur le site US, subversify.com

 http://subversify.com/2013/04/18/its-official-marcel-duchamp-is-more-contemporary/

 

Et l’interview-profession de foi  que j’ai donné au  magazine en ligne languedocien idem.mag

http://www.idem-mag.com/nicole-esterolle/

 

je vous recommande aussi

www.face-art-paris.org/

 

www.sourgins.fr

 

http://rezablog.com/reza-blog/

 

et l’émission (à écouter sur votre ordi)

« Trafic d’Art, le retour »,

Magasine artistique et néanmoins compréhensible, de Laurent Varlet

chaque premier mardi du mois, de 19h à 20h.

www.radiorgb.net



La chronique de Nicole Esterolle - n° 54

Des infos frétillantes d’actualité, à lire posément …L’ensemble des textes et documents joints ou liés représentant environ 2 heures de lecture, pour une information rafraîchissante et des éléments de réflexion que vous ne trouverez pas dans vos médias habituels, pour redonner un sens humain au terme « art »

Vous pouvez lire aussi sur lire sur www.schtroumpf-emergent.com

ou bien  :
http://levadrouilleururbain.wordpress.com/2014/07/18/la-chronique-de-nicole-esterolle-n-54-grande-debandade-dans-lart-financier-contemporain/ 

 

Ou bien :  http://www.sauvonslart.com/modules/news/article.php?storyid=68741

ou bien : https://www.facebook.com/nicole.esterolle

 

Et retrouvez mes 10 précédentes chroniques sur http://levadrouilleururbain.wordpress.com/?s=Nicole+Esterolle

 

Au sommaire de ce  n° 54:

 

1-Grande débandade dans l’art contemporain

2-Au salon du têtard émergent sur la scène internationale

3- Une critique d’art passe-partout

4- A Lyon, un Buren sublime de 300 m2 est porté disparu…

5-Buren-Happy Droopy….

 6-La chute d’un « pied- nickelé » de l’AC : Nicolas Bourriaud  en instance d’être viré de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris

7-À l’ex-prison d’ Avignon, l’ art des ultra-riches a trouvé l’ écrin d’ultra - misère sociale qui le met bien en valeur.

8-De la musique contemporaine…

9- Il faut sauver l’artiste Audin !

10- La région se rebiffe

11- La volaille et l’art contemporain

12- De l’art excrémentiel

13 – De l’art à la poubelle

 

********************************************

 

1-Grande débandade    dans  l’art contemporain

 

Le grand marché international de l’art contemporain est actuellement soumis à de terribles tremblements et bouleversements tectoniques, provoquant glissements de terrains, pertubations diverses dans les voies de circulation, brouillages des repères et des codes signalétiques, effondrement des places fortes, etc…Bref c’est la grande débandade dans l’art financier planétaire : un grand sauve-qui-peut que ses acteurs eux–mêmes ne peuvent ni comprendre ni maîtriser et dont ils sont - par quelque divine justice– les premières victimes.

 

·     Lambert

Il y a d’abord, pour illustrer cette pagaille, ces deux infos concomitantes que vous avez eues comme moi:

- qu’à l’ex-prison d’ Avignon, l’ art des ultra-riches de la collection Lambert avait  trouvé pour l’été l’ écrin d’ultra - misère sociale qui le mettait bien en valeur. ( voir plus loin)

- Que le même Lambert, suite à grosses difficultés financières, avait mis la clef sous la porte de ses trois galeries de Paris, Londres  et New York, pour ne se consacrer qu’à sa collection Avignonnaise et à l’éditions de beaux livres d’art…. « Ce n'est pas une décision politique, mais l'effet du temps, le constat que le monde de l'art est différent de celui que j'ai aimé. Je veux faire autre chose de plus humaniste, moins axé sur l'argent et l'obsession des prix», Ben voyons !...dit l’humaniste Lambert qui, bien sûr, considère qu’il n’y est pour rien dans cette débandaison…

La cessation d’activité de l’énorme, prestigieux et international Lambert, une de nos rares fiertés françaises avec ses amis Buren et Toroni, sonne donc « comme un coup de tonnerre » dans les milieu des affairistes de l’art contemporain français et chez la valetaille des  critiques d’art à leur solde.

 

On peut voir  dans l’ écroulement de cette éminence privée  de l’art public  français, comme le signe précurseur du chaos en question, mais on peut voir aussi dans le séjour en prison de la collection Lambert, (cadeau à la ville d’Avignon estimé à 100 millions d’euros, mais qui ne vaudra plus un clou dans quelques années, lorsque les bulles artistico-financières qui la composent auront éclaté) comme la preuve de cette déliquescence tant éthique qu’esthétique… sans même parler de la révocation pour présomption d’harcèlement moral et sexuel, du directeur de l’école des beaux Arts d’Avignon, qui était pourtant l’un des plus forcenés  chantres des vertus pédagogiques de cette « fabuleuse » collection .

 

·     Templon

Autre info significative : celle de l’exposition Yan Fabre (l’artiste comportemental belge qui jette des chats en l’air )  organisée opportunément par Templon, à Kiev, pour mieux parachever le foutoir ukrainien sans doute,  au bénéfice des victimes civiles des affrontements et des oligarques mafieux des alentours… Sans parler de cette invraisemblable séquence vidéo-télé, où l’on voit Templon avec ses poulains Gilbert & Georges parler de et avec  leur égérie, la belle Zaïa, mondialement connue pour les soins sexuels qu’elle à fournis à quelques footballeurs français de haut niveau … Sainte alliance du football, du sexe, du pognon et de l’art contemporain… Ne manque plus que le goupillon de l’ecclésiastique  qui a béni et préfacé la nouvelle édition du best seller «  La vie sexuelle de Catherine M. » …

 

·     Filippetti

On apprend qu’ Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, a nommé KathrynWeir directrice du département du développement culturel du Centre

national d’art et de culture-Georges Pompidou, en remplacement de

Bernard Blistène, nommé directeur du département du musée national d’art

moderne-Centre de création industrielle .  Kathryn Weir était directrice du département d'art international de la Queensland Art Gallery/Gallery of Modern Art de Brisbane. Elle entend bien renforcer l’ouverture des  programmations du Centre Pompidou aux scènes artistiques internationales… Autrement dit l’Etat français persiste et signe dans la stratégie qu’il même depuis trente ans de mise à disposition du dispositif public pour la valorisation de  produits artistico-financiers internationaux… « contemporains » bien évidemment.

Et c’est ainsi que l’institutionalité, l’Etat, le Ministére et Fillipetti , pris au piège des puissances financières qu’ils continuent de servir  obstinément, vont livrer le Centre Pompidou à une exposition Jeff Koons, alors que celui-ci est de plus en plus artistiquement discrédité à mesure que sa cote chez les spéculateurs incultes et ivrognes augmente.

« …promotion prioritaire des produits culturels hégémoniques...Les multinationales sur le marché …et les artistes « locaux » au RSA. », telle est la devise d’Aurélie…

 

·    Raysse (la Tatie Danielle de l’AC)

Avant cette expo Koons et selon cette même politique ministérielle de disqualification de la création française, il y aura eu la rétrospective Martial Raysse…Le plus consternant  des peintres français…complétement délabré dans la facture et pourri dans l’esprit… Un « actif artistico-financier toxique » si affligeant que même les critiques les moins regardants et les plus inféodés au système ont honte de commenter positivement.

« En toute humilité, si la France veut un grand peintre en ce début du XXIe siècle, c'est moi, ce n'est pas Buren. Il n'y a personne d'autre », dit pourtant l’ex- flamboyant playboy des années 60, aujourd’hui manifestement gâteux, l’« anti Bernard Buffet » qui voulait « chanter le soleil et l’optimisme des bains de mer », champion du pop-art français niçois mâtiné nouveau réalisme, « Icône de la révolution sexuelle et artistique », «  hygiéniste de la vision » et dont les œuvres de cette époque, « qui refusent le vieux, le dégradé, le périssable et l’obsolète. .. », se vendent aujourd’hui des millions de dollars… Touché cependant , en mai 1968, par une sorte de grâce ésotérico-écolo-mystique, qui lui fait «  récuser les jeux biaisés du marché de l’art »,  renier son passé de pop-artiste flambeur pour devenir une sorte d’apôtre illuminé de la décroissance, de la lutte contre la société de consommation et chantre d’un un art équitable avec son ami Pinault.

Il achète alors, en 1979, une vieille bergerie dans les collines dans le Périgord noir, pour y mener une vie ascétique. Avec peu d’argent, sans télé, sans électricité ni eau courante, il jardine, médite, fait son pain, mange les œufs de ses poules et puis ses poules. « Solitaire et sauvage, il s’y emploie  à réinventer une nouvelle vision du monde. » écrit quelque part un de ses hagiographes… mais surtout il entreprend d’apprendre à peindre avec la touchante application d’un peintre du dimanche (ou des jours fériés). Alors, bien sûr, ses picturalités maladroites, font-elles, comme le dit le même hagiographe « l’objet d’un rejet et d’une profonde incompréhension », de la part des critiques d’art qui l’avaient encensé et qui se sentent trahis… l’objet d’apitoiement et de consternation de la part de ses collectionneurs  qui voient dans ce « ressourcement du côté du bouddhisme zen chinois des pères du désert et du soufisme périgourdin »  un risque de forte dépréciation financière des œuvres qu’ils possèdent par devers eux.

N’empêche, le  récent  retour en grâce de notre Tatie Danielle de l’Art contemporain français, ne l’empêche pas de toujours dénigrer vigoureusement la quasi - totalité de la  création plastique actuelle : « Ce n’est que de la rhétorique. » dit-il, et il n’y a guère que Lucian Freud qui échappe à son courroux anti-intello. Quant aux autres artistes de la galerie Kamel Mennour ( voir doc n° 3) où il expose en parallèle avec le Centre Pompidou (une heureuse coïncidence), il a bien prévenu le galeriste  qu’il les considérait comme tous très mauvais et indignes de lui…

Une expo Raysse donc , qui comme celle de Koons, s’inscrit en parfaite cohérence dans le grand n’importe quoi ministériel et dans le grand sauve qui peut de l’art contemporain.

 

·    Picasso

Nous apprenons par ailleurs que Laurent Lebon, qui s’était signalé par la grande exposition du Vide qu’il avait organisée au même centre Pompidou, par les expositions Koons et  Murakami au Château de Versailles…autant de faits d’armes qui lui avaient valu la direction de l’annexe du Centre Pompidou à Metz, où il avait là-aussi fait le vide de visiteurs…vient d’être nommé par Madame Fillipetti, selon cette même cohérence dans le grand tourbillon du n’importe quoi, à la direction du Musée Picasso…et en remplacement de Madame Baldassari, virée pour présumée cruauté mentale envers le menu personnel de l’établissement…la grosse  débandade vous dis-je !

 

·    Art press

Et puis nous assistons à l’étonnant coming -out  d’Art Press, l’organe officiel de la contemporanéité artistique nationale, avec son brusque et inattendu intérêt pour l’art brut et pour Richard Texier, alors que ce magazine  avait de tous temps conchié ces types d’expression trop « populistes ». .. Il paraîtrait, pour expliquer ce virage,  que Catherine M. aurait lâché la direction d’Art Press pour se consacrer à la peinture à l’huile…

 

·     Les chinois

On dit que les chinois, qui, eux, au contraire des institutionnels français,  vénèrent la France, son art et sa culture, achètent à tour de bras et pas cher des artistes peintres français de bonne facture mais peu connus, qu’ils vont revendre 10 fois plus dans des galeries chinoises…Un phénomène inattendu qui risque de perturber encore les mécanismes du marché mondial…Gros bazar vous dis-je !

 

·    Nos vœux…

… seraient que ce délitement des réseaux spéculatifs mondiaux et la déliquescence de l’appareil institutionnel français qui l’accompagne automatiquement , permettent l’avènement d’un autre rapport global à l’art, la réhabilitation des « valeurs » et critères éternels, le retour du droit pour chacun au respect de la  création française, nationale , régionale, locale , sans être taxé de nationalisme franchouillard, de provincialisme, de ringardisme, de populisme, etc.

… Qu’un ministre de la Culture ose mettre les pieds dans le plat et amorcer une rupture avec cet internationalisme idiot… Qu’un Manuel Valls, dont le papa est artiste peintre, et qui pour cela connaît bien la situation,  mais a d’autres chats à fouetter, trouve le temps  s’en préoccuper…

    

 

 

 

2 - Au salon du têtard émergent sur la scène internationale

 

Un têtard -émergent –sur- la –scène- artistique -internationale est un jeune plasticien, frais émoulu ou post-diplômé le plus souvent, d’une école des Beaux-arts, et qui, dument formaté,  commence à montrer ses œuvres dans les circuits d’expositions  institutionnels installés pour cela, comme le Salon de Montrouge.

Le têtard émergent, c’est un peu comme ces jeunes talibans-étudiants en théologie sortant des écoles coraniques, parfaitement analphabètes mais redoutablement armés pour défendre et promouvoir leur ignorance. Le têtard émergent ne sait pas dessiner, ni peindre, il bricole tout juste des installations improbables avec scotch, parpaings et bouts de ficelle. Il est parfaitement inculte en histoire de l’art, hors celle qui concerne ses référents Duchamp, Buren, Millet, Koons, Lambert, Rutault,  etc.,  il est puissamment armé en arguments rhétoriques d’une extrême sophistication conceptuelle lui permettant de justifier, ses bricolages et de fusiller les mécréants qui doutent de leur pertinence et de leur performativité. Questionneur sociétal infatigable, il est un vrai révolutionnaire et un courageux combattant pour une société meilleure. Il est une pure intellectualité, et c’est pour cela que j’ai changé son ancienne appellation « schtroumpf émergent » en « têtard émergent », qui me semble mieux adaptée en ne faisant pas référence aux sympathiques petites chaussettes bleues de Peyo.

Il est un cortex sur pattes, qui convoque, interpelle et interroge tout ce qui passe à sa portée, dont voici la liste officielle : les conditions d’apparition de la peinture dans l’espace social, la valeur, l’évaluation esthétique  , sociale et psychologique des expériences éprouvées, le notions d'infiltration ou d’exfiltration de l'art contemporain dans des lieux ou des contextes donnés,  les notions de traversée, de contamination, d’interaction ou d’illusion,  la représentation et de sa mise en scène, l’espace urbain ou de celui d’un centre d’art, les mutations des structures de pouvoir , la perception du lieu, les relations entre les individus, les rapports de force, de rapprochement et d’interaction des uns avec les autres et avec les belles-mères, la métamorphose de la perception commune de l’espace, les espaces de narration issus du théâtre et de l’exposition artistique, les matériaux de notre monde contemporain, les questions sociopolitiques, comme la mondialisation, la culture médiatique, la consommation ou la propriété, les systèmes qui organisent notre lecture du monde, l’aspect tangible et aléatoire de notre position dans le monde, notre condition en tant qu’être physique, social et psychologique, la mécanique du vivant, le corps,  les mutations dues aux technologies du vivant, le vivant et le construit, le réel et le virtuel, le pérenne et le temporaire, la conception du projet urbain, les mégas récits du progrès liés au modernisme, notre existence contemporaine individuelle, les objets issus de notre quotidien, l’espace d’exposition, le temps et l’espace, les questions sociales et culturelles, la position de l’artiste dans l’interface de l’individuel et du collectif, les notions de territoire et de déplacement, les matières et images industrielles, le goût et l’autorité, notre degré de conditionnement par l’espace urbain, la « nature » et la « culture » , la perception de l’espace dans lequel nous nous trouvons, les modalités de la création des objets d’art l’espace urbain, les champs artistiques diversifiés qui s'articulent autour des notions d'apparition, d'identité et d'altérité, les économies variables, de langage, de genre, d’espace, de géographie, de classe, se réunissent pour résolument former le médium même - le langage – au sein duquel nous les performons. etc.

 

Il fallait donc que la France se dotât d’un lieu d’émergence de ce questionnement sociétal fondamental, d’un lieu de découverte et de reconnaissance qui fasse aussi « accélérateur de carrière », pour ces milliers de jeunes performateurs sortis chaque année de nos école des Beaux-Arts…et c’est le Salon de Montrouge qui a été  investi de cette fonction.

 

Alors, la ville y a mis le paquet financièrement, avec la DRAC, le Conseil Général, le Ministère et des sponsors de toutes sortes. On a créé un « Collège critique » réunis­sant une quinzaine d’éminents acteurs du réseau, jour­na­listes, his­to­riens, cri­tiques, collectionneurs, gale­ristes et com­mis­saires d’exposition, tous issus de l’appareil art contemporain institutionnel et des réseaux grands marchands, dont voici la composition pour l’année 2014 : Gaël Charbau, critique d'art et commissaire d'exposition, directeur des Editions Particules. Christian Berst, Directeur de la Christian Berst, Paris, Augustin Besnier, Critique d’art, Daniel Bosser, Collectionneur et ancien Président des Amis du Palais de Tokyo , Sandra Cattini, Critique d'art et inspectrice à la Direction générale de la création artiqtique ; Yann Chevallier, Directeur artistique du Confort Moderne, Poitiers, Elisabeth Couturier, Critique d’art et journaliste, Philippe Cyroulnik, Critique d'art et directeur du 19, Crac de Montbéliard, Marianne Derrien, Critique d'art, Christophe Donner, Écrivain, Dorith Galuz, Collectionneuse, Alexis Jakubowicz, Critique d’art et commissaire d'exposition, Bernard Marcadé, Critique d'art, Anne Martin-Fugier, Écrivain et collectionneuse , Laetitia Paviani, Critique d’art , Céline Piettre, Critique d'art et journaliste, Michel Poitevin, Collectionneur et administrateur de l’ADIAF, Paris, Alexandre Quoi, Historien d’art, Olga Rozenblum, Productrice, red shoes, et co-fondatrice du Treize, Paris, Eric Suchère, Écrivain et enseignant, École Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne, Camille Viéville, Historienne d'art, Mathilde Villeneuve, Critique d'art et directrice des Laboratoires d’Aubervilliers…

Que du beau monde donc trié sur le volet, pour trier environ 3000 dossiers de candidature correspondant à la fournée annuelle de jeunes têtards diplômés avec félicitations du jury, et pour en extraire la quintessence, soit  une centaine d’exposants, avec parmi eux les  futurs stars du marché international…Heureux élus  bénéficiant déjà, grâce à Montrouge, d’une aide concrète à travers une bourse à la production, d’un « accompagnement critique », de la perspective d’ une exposition au Palais de Tokyo (Partenaire fidèle et emblématique de leur  souci de professionnalisation), de l’inscription dans les réseaux des FRACs, des structures de monstration subventionnées, de la Fondation Pastis Ricard (L’abus….consommer avec modération), la Fondation ADIAF pour le Prix Marcel Duchamp, etc.

 

Cette vocation du Salon de Montrouge de détecteur des futurs « produits artistico-financiers internationaux », s’est affirmée, en 2009, avec la nomination de Stéphane Corréard à sa direction, en remplacement d’ Alain Lamaignère , qui avait su jusqu’alors conserver à ce  Salon la diversité, la prospectivité et l’indépendance vis à vis des injonctions institutionnelles et grand-marchandes, qu’avait su lui insuffler à son origine, sa créatrice Nicole Gignoux.

Ce  virage esthético-idéologique s’est amorcé en 2009 avec l’arrivée, en tant qu’invité d’honneur de l’artiste Label-Rojoux, par ailleurs professeur de foutage de gueule à la Villa Arson (Ecole des Beaux-Arts de Nice).

."Aujourd'hui, l'art est devenu avec le football et la télé-réalité l'une des seules possibilités d'ascension sociale rapide", …"Bien sûr, le marché a toujours raison : à long terme, parce qu'il s'aligne sur l'histoire de l'art, et à court terme, parce qu'il n'y a plus personne pour le contredire!"… "Les artistes qui sont aujourd'hui plébiscités par le marché seront-ils au firmament de l'histoire de l'art dans un siècle ? Non, à coup sûr, ... Il y a eu des artistes portés aux nues de leur vivant, et de l'argent trop vite gagné qui ne demande qu'à être épongé : les deux sont faits pour se rencontrer." …Voici, quelques platitudes moralisantes , qui ne manquent pas de vergogne de la part d’un Stéphane Corréard qui est par ailleurs, expert pour la maison de ventes Cornette de Saint-Cyr et en plus collaborateur du journal Art Magazine pour sa rubrique de conseil aux spéculateurs, intitulée «  délit d’initié » et présentée comme suit : « Dans un marché de l'art totalement dérégulé, le délit d'initié, loin d'être une infraction, guide les acquisitions des plus importants collectionneurs. À cette fin, ceux-ci rémunèrent des conseillers, les « artadvisors ». Leur métier ? Deviner avant tout le monde qui seront les futures stars pour les acheter, dès aujourd'hui, à des prix avantageux. Chaque mois, Arts Magazine lève un coin du voile, décortique la mécanique artistico-financière, et vous fait profiter des conseils d'achat de son duo de spécialistes, un critique d'art et un analyste financier, Stéphane Corréard et Étienne Gatt »…On croit rêver ! Car, plus que de délit d’initié, on pourrait parler en ce cas  de mélange des genres voire de conflit d’intérêts flagrant puisque celui qui «  devine avant tout le monde qui seront les futures stars pour les acheter, dès aujourd'hui, à des prix avantageux » est le même qui les fabrique au Salon de Montrouge…et,  dans le même temps regrette, qu'il n'existe plus d'autre instance de légitimation valide que celle du grand marché … que les musées désargentés soient contraints,  à l’instar du centre Pompidou de ne plus montrer que  les chouchous des gros collectionneurs…  que  la critique d'art ait perdu de son crédit au profit des courbes de  Artnet ou d'Artprice… Que les artistes eux-mêmes songent parfois plus à faire carrière qu'à faire œuvre… à l’instar des têtards de Montrouge…. 

Alors, au point où l’on en est de ce double langage, de cette salade rhétorique, de ce cynisme,  ou de cette incohérence, on ne s’étonne pas de la présence de la Galerie Christian Berst adoubée par l’appareil en récompense de s’être spécialisée dans la titrisation boursière  des œuvres de l’art brut qui en avaient été préservées jusque là….On ne s’étonne pas de voir l’excellent Muzo avec cette toile ( doc 01 ) représentant  un jury des Beaux-Arts « marcher sur des œufs » pour ne pas heurter la doxa d’Etat…On ne s’étonne pas de voir un merveilleux dessin de l’excellent Quentin Spohn ( doc 02) qui n’a rien à faire ici, sauf pour servir d’ alibi à l’inanité du reste…On ne s’étonne pas non plus de ce comble du cynisme ou du foutage de gueule pervers, qui consiste à inviter « l’artiste en tant qu’escroc » nommé Eskrocar, qui s’est justement spécialisé dans la dénonciation de l’escroquerie, de l’imposture et du foutage de gueule caractérisant l’art tel que l’ont appris et le conçoivent la majorité des tétards émergents de Montrouge : http://www.eskrokar.com

 

 

3-Une critique d’art passe-partout

 

 

Chers têtards en voie d’émergence, je viens de vous écrire le texte ci-dessous, modèle, standard et passe-partout, qui marche dans tous les cas de figures et  pour toutes les « démarches »  artistiques formatées à l’institutionnel  et au contemporain international. Vous donc pouvez l’utiliser vous-même pour présenter votre « process » dans un dossier de demande de subvention, de candidature pour Montrouge … ou pour frimer auprès de vos amis ou parents

 

Cette exposition de XXX n’est pas une structure signifiante, ni une organisation réfléchie, ni une inspiration spontanée, ni une orchestration, ni une petite musique. Elle est avant tout, dans un pur esprit Deleuzien, « un agencement d’énonciations ». Elle déploie ainsi, dans l’intégralité des espaces, une série de nouvelles productions mises en relation avec des oeuvres existantes. Elle est à appréhender comme un agencement d’expériences, d’intuitions et répertorierait dans un même temps un ensemble de parcelles, une géographie, parfois mutique, parfois animée, de la mémoire ou des mémoires de l’artiste tel un jeu de réminiscences. XXX nous conduit ainsi dans un monde régi par la science, le politique, par des réalités historiques, ou par l’imaginaire collectif, qui à travers des dispositifs vibratoires entre-eux et sur eux-mêmes, seraient autant de pistes pour qu’est-ce-tionner ou évaluer notre rapport au monde. L’espace ou les temporalités entre les oeuvres, sont pour l’artiste des engrenages spiralés aussi importants que les oeuvres elles-mêmes. Par une po-éthique combinant intentions et regards, entre voir et montrer, il ne s’agit pas de trancher, mais plutôt de faire coexister pour que des affects surgissent aux interstices.  C’est surtout autour du statut de l’image et du concept de temps que ses démarches déploient une riche panoplie d’objets visuels. Les sciences et la philosophie sont là en toile de fond pour aiguiser les recherches et les centres d’intérêt de XXX qui vit entre Paris , New York et …Romorantin (si vous habitez cette ville)

 

N.B. : En réalité, ce n’est pas moi qui ai écrit ce texte : c’en est un parmi les centaines  du même tonneau que l’on peut trouver dans les dossiers presse reçus pour les expos de cet été.

 

 

 

4-Un Buren

de 300 mètres carrés

 

« Une sublime pièce de Daniel Buren de 300 m2 » : ce n’est pas moi qui ai inventé ça pour vous faire rire, c’est notre Djak culturel national dans l’interview qu’il a accordé au Monde du 28-06-14 – dans le cadre d’un vaste dossier étouffe - chrétien intitulé « la gauche a-t-elle abandonné la culture ? » - et dont je vous joins la copie ( doc n° 08) pour bien prouver que je n’invente rien

 La ville de Lyon, selon lui, « regorge de ce type d’œuvres » grand format, pour lesquelles  il serait bien que la France se dotât d’un très grand Musée bien sûr, pour affirmer sa grandeur internationale, et pour montrer que dans notre pays  « les idées ne manquent pas si l’on veut mobiliser les talents, les énergie et les enthousiasmes »…(toujours frétillante de la glotte, la vieille saucisse botoxée)

Le problème cependant, est qu’à Lyon, où Buren est pourtant très connu pour avoir ravagé la Place de l’Hôtel de ville, personne ne semble au courant de l’existence de cette « sublime » pièce de 300 m2…

Si vous vous savez quoi que ce soit sur le sujet, n’hésitez pas, chers amis,  à m’en informer… Merci !

 

 

5-Buren : « You know what ? I’m happy ! » 

 

 

« Ce n’est pas Philippe IV qui a fait Velasquez, ce n’est pas la IV e République qui a fait Georges Braque, mais c’est bien la Ve République qui a fait Daniel Buren » Marie Sallantin

 

« Je vous joins ( doc 06) le dossier de presse  de l’expo Buren au Musée des Strasbourg, intitulée « Comme un jeu d’enfant-Travaux in-situ » et qui durera jusqu’au 4 janvier 2015… soit six mois

 

Je vous joins aussi ( doc N°05) cette image de notre  travailleur in-situ national,  qui, à chaque fois que je la regarde, me réjouit au plus profond de moi, comme quand je revois le Droopy  du fameux  « You know what ? I’m happy ! »

 

Même regard un peu abattu et semi-souriant de notre infatigable outilleur visuel dans sa petite veste à col mao-kampuchéa démocratique…et visiblement satisfait de lui, pour la centaine de jolis petits monochromes de diverses couleurs que l’on voit en arrière –plan  et qu’il a fait réaliser pour orner l’escalier du magnifique Hôtel particulier où il vient d’ oeuvrer in-situ comme d’habitude

 

Content de lui, quand il lit, dans le dossier de presse de Strasbourg, la même sempiternelle formule consacrée à son sujet : « considéré comme l’un des artistes les plus importants de la scène contemporaine, Daniel Buren est l’auteur d’une oeuvre plastique et théorique considérable »…

 

Content de lui donc, comme Droopy de ses exploits, d’avoir réussi cette prouesse inouie d’ être « Le plus important plasticien  français de renommée internationale » qu’il est devenu, à partir d’une proposition  plastique et théorique d’une pauvreté intrinséque quasi absolue.

 

Mais il n’empèche que pour franchir les portes ouvertes et pénétrer dans  la béance théorique et plastique de l’œuvre burénienne, il faut avoir des mots – clefs, des mots de passe en quelque sorte, des Césames- ouvre-toi…Et la direction du Musée de Strasbourg a pris soin de nous les fournir dans le dossier de presse joint, en extrayant du colossal sac de chamalots  verbeux des « Ecrits » de Buren, pesant ouvrage en deux volumes de 600 pages chacun, les citations qui semblaient les plus lourdes.. Et parmi celles-ci, je vous en ai choisi d’archi-lourdes d’absence de sens , que je vous livre ici …

 

Alors imaginez ces formules ultra-creuses de Buren, ces boulettes de papier mâché d’une  furieuse insignifiance, d’une crétinerie aussi docte qu’abyssale, dites à haute voix avec l’intonation d’un Droopy prophétique énonçant des citations de Lao Tseu.

 

La couleur

You know what ? : « je pense que la couleur, c’est de la pensée pure ; qu’il est impossible de la transcrire ni en musique, ni en parole, ni en philosophie, ni en rien ; que c’est  brut ; que c’est d’une complexité extraordinaire ; que cela  relève de l’indicible ; que cela  n’exprime rien ; que c’est un pur moment de beauté immatérielle et sensible… » » So, I’m happy !  (Propos recueillis par Jérôme Sans )

 

 

L’artiste et le Musée

You know what ? : « Le musée me permet une expérimentation que je dois pousser le plus loin possible, avec beaucoup d’exigence et qui relève en quelque sorte du service public. Cette recherche est fondamentale, tout comme la recherche en mathématiques ou en sciences »… So, I’m happy ! (propos recueillis par Olivier Vadrot)

 

Beauté

You know what ? : « Je tiens pour acquis et ose affirmer que, si la beauté n’est plus la finalité de l’art depuis longtemps, elle existe plus que jamais et s’exprime dans chacune des meilleures productions de ce siècle … La beauté d’une oeuvre a plus à voir avec son concept qu’avec son « esthétique » ou le résultat formel. » » So, I’m happy !  (Propos recueillis par Anne Baldassari )

 

 

Ecrits

You know what ? : « L’artiste n’étant pas obligatoirement un idiot ou un analphabète, pourquoi n’écrirait-il pas aussi ? En ce qui me concerne, il existe quelques raisons à cette activité « littéraire », raisons parmi lesquelles on peut distinguer : la nécessité, l’urgence, la réflexion, la commande et/ou le plaisir. Chacun de mes textes est le résultat de l’une ou plusieurs de ces cinq raisons. » So, I’m happy !  (Propos recueillis par Jérôme Sans )

 

L‘outil visuel

You know what ? : « Mes bandes colorées n’ont aucune signification en tant que telles. Ces sont simplement des instruments très ductiles pour voir. Elles prennent un sens lorsqu’elles sont utilisées. » So, I’m happy ! 

 

Point de vue

You know what ? : « S'intéresser au point de vue revient implicitement à prendre en considération le regardeur, car il ne peut y avoir de point de vue sans personne. Concevoir un objet induit qu'il puisse être vu. Une oeuvre commence à "exister" lorsqu'une autre personne que celle qui la fabrique la regarde. » So, I’m happy !  ( propos recueillis pas Jérôme Sans )

 

Travail in situ

You know what ? : « Employée pour accompagner mon travail depuis une dizaine d’années, cette locution ne veut pas dire seulement que le travail est situé ou en situation, mais que son apport au lieu est aussi contraignant que ce qu’il implique lui-même pour le lieu dans lequel il se trouve. Le mot travail étant extrêmement douteux, il est néanmoins à comprendre dans un sens actif : « un certain travail est effectué ici », et non dans le sens d’un résultat : « regardez le travail fait ». So, I’m happy !

 

 

Travail situé

You know what ? : « Contrairement aux  travaux in situ , liés irrémédiablement aux lieux pour lesquels ils ont été conçus, les « travaux situés » peuvent circuler d’un endroit à un autre, à condition de suivre quelques règles fort simples. […] Un « travail situé » ne se revendique pas de l’invraisemblable orgueil de l’objet unique, autonome, que l’on nomme habituellement « oeuvre d’art » So, I’m happy !

 

Photo-souvenir

You know what ? : « La photo, par rapport à ceux et celles qui ont vu et expérimenté le travail-événement qu’elle illustre, sert d’aide-mémoire, donne la preuve de l’existence formelle passée – ou présente d’ailleurs – de la chose photographiée. » So, I’m happy !

 

Fragment et fragmentation

You know what ? : « Il n’est pas nécessaire de devoir assimiler tout mon lexique, même si cette connaissance confère relief, profondeur à la perception de chaque pièce. Cette notion de fragment, de fragmentation est essentielle ; elle est peut-être la philosophie de mon travail. » So, I’m happy !

Propos recueillis par Anne Baldassari

 

Ainsi, avec ces quelques extraits d’un océan de péremptoires platitudes et de pompeuses inepties, vous avez pu mesurer l’insondable vacuité du paradigme burénien… mais ce que j’aimerais vous faire remarquer aussi , c’est la typologie des recueilleurs de ces mots-clefs :

- Anne Baldessari ( image n° 07) qui vient de se faire virer de la direction du Musée Picasso pour cruauté mentale envers le menu personnel de l’établissement…remplacée toutefois dans la foulée par le pro-buréniste notoire Laurent Lebon, calamiteux gestionnaire de Pompidou-Metz… comme si Buren et Picasso avaient à se mélanger par l’intermédiaire de ces deux préposés à tout faire, dont ceci et son contraire. A noter aussi que Dame Baldassari est entrain de mettre en place un énorme pataquès juridique en réclamant la « propriété » de l’accrochage Picasso qu’elle avait prévu. « L’accrochage que l’ai conçu m’appartient en tant qu’œuvre de l’esprit », dit-elle…Une vraie chieuse,  vous dis-je !

- Jérôme Sans, flamboyant curator à tout curater  lui aussi, de multiples opérations internationnales d’art contemporain... Comparse de Nicolas Bouriaud pour Palais de Tokyo de 2002 à 2006, puis guide spirituel d’un grand maffieux ukrainien collectionneur d’AC, puis maître à penser de 2008 à 2012du milliardaire Guy Ullens pour sa fondation UCCA ramasse-pognon à Pékin… puis Global Cultural Curator de 2006 à 2013 pour Meridien Hotels & Resorts…puis  Directeur artistique de l’un des plus grands programme de réaménagement urbain en Europe « Rives de Saône-River Movie » à Lyon, ou il a pu placer ses meilleurs amis du réseau  financial artists.

- Olivier Vadrot , l’homme  à tout faire, polyvalent, omnivore, pluri-rateliers, multi-casquettes : artiste, professeur, conférencier, performeur, curator, critique d’art, galeriste, etc…

 

Trois personnages donc, qui ont dû, comme tant d’autres apparatchiks ou sbires interchangeables de l’AC en début de carrière, aller recueillir la logorrhée et cirer les pompes de l’homme –clef du système, pour être mieux adoubés par celui-ci

 

 

6-La chute d’un « pied- nickelé » de l’AC : Nicolas Bourriaud  en instance d’être viré de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris

 

Nicolas Bourriaud, c’est le fringant curator international que l’on connaissait, initiateur avec son homologue Jérôme Sans (voir plus haut), du fameux Palais de Tokyo notre fierté nationale en matière d’art contemporain de pointe. C’est aussi l’auteur d’un livre qui fait référence dans le milieu de l’AC , intitulé Esthétique relationnelle publié aux éditions Presse du Réel  en 1998. Ouvrage qui avait pour but de théoriser les pratiques contemporaines prenant   pour point de départ théorique et/ou pratique la sphère des rapports humains. Par exemple : Maurizio Cattelan nourrit des rats avec du fromage "Bel paese" et les vend comme multiples. Tirananija organise un dîner chez un collectionneur, et lui laisse le matériel nécessaire à la préparation d'une soupe thaï, Philippe Parreno invite des gens à pratiquer leurs hobbies favoris le jour du premier mai, sur une chaîne de montage d'usine, Vanessa Beekroft habille et coiffe d'une perruque identique une vingtaine de femmes que le visiteurs ne perçoit que de l'embrasure de la porte. Jes Brinch installe sur une place de Copenhague un autobus renversé. Christine Hill se fait engager comme caissière dans un supermarché, et anime dans une galerie un cours hebdomadaire de gymnastique, Pierre Huyghe  convoque des gens pour un casting, expose la photographie d'ouvriers en plein de travail à quelques mètres de leur chantier, etc… Autrement dit : l’art contemporain est envisagé comme lien social certes, mais à l’usage exclusif d’une sorte de caste et comme signe fédérateur et d’appartenance à cette catégorie  …supérieure bien sûr.

Quoi qu’il en soit, l’ « Esthétique relationnelle » n’a pas bien fonctionné à l’ENSBA de Paris, puisque Bourriaud s’est mis à dos la plupart des élèves, des profs de l’établissement et du menu personnel , qui lui reprochent  : « de préférer courir les biennales dans le monde plutôt que d’assumer le fonctionnement quotidien de l’ENSBA….De communiquer difficilement en changeant sans cesse d’avis ( un comble pour un esthéticien du relationnel)…De considérer l’école comme «centre d’art» plutôt que lieu ayant mission fondamentale de formation des artistes…d’utiliser pour l’école un vocabulaire entrepreneurial inféodé aux normes du marché international…d’y avoir organisé un « week-end festif » pour 35 galeries choisies internationalistes et d’avoir ainsi transformé l’établissement public en marché pour intérêts privés…d’avoir mis à disposition les locaux pour la promotion de la marque de fringues Raph Lauren… d’avoir vanté les mérites de la cuisine moléculaire toxique avec l’exposition «  Cookbook », etc, etc.

Enfin bref !... tout ceci semble montrer que cette génération de « pieds nickelés » de l’AC, curatorisés et fonctionnarisés à tout faire,  y compris diriger des  écoles d’art, n’est plus crédible et est en bout de course…et que ça commence à craquer de partout : voir ce qui s’est passé en Avignon, ce qui se passe aussi à Bordeaux, etc…

 

Grande débandade, comme je vous le disais plus haut : Nous entrons peut-être dans le  nouveau paradigme d’un art  enfin « post-contemporain »…

 

 

Plus d’infos sur la question :

 

http://www.liberation.fr/culture/2014/06/15/remous-en-perspective-aux-beaux-arts_1041948

 

http://www.franceculture.fr/emission-revue-de-presse-culturelle-d-antoine-guillot-aux-beaux-arts-de-paris-le-malaise-derriere-le

 

http://www.lesinrocks.com/2014/06/10/actualite/crise-les-ecoles-dart-11509132/

 

http://www.lemonde.fr/c

 

 

 

ulture/article/2014/05/28/aux-beaux-arts-de-paris-le-conflit-avec-le-directeur-s-envenime_4427506_3246.html

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Esth%C3%A9tique_relationnelle

 

 

 

 

7-À l’ex-prison d’ Avignon, l’ art des ultra-riches a trouvé l’ écrin d’ultra - misère sociale qui le met bien en valeur.

 

C’est une loi bien connue : l’économie du luxe prospère quand le peuple s’appauvrit … Luxe et misère sociale s’accordent bien pour se faire valoir l’un l’autre…L’art contemporain comme produit de luxe et/ou financier, n’échappe donc pas à ce cynisme systémique… La cote de Maurizio Cattelan ( produit de luxe Pinault) a explosé après sa célèbre performance qui a consisté à réunir une centaine de richissimes collectionneurs internationaux pour un somptueux cocktail au milieu des montagnes d’ordures de la déchetterie de Palerme, et des milliers de miséreux qui en vivent…

 

L’utilisation de l’ancienne prison Sainte Anne d’Avignon pour y exposer provisoirement la Collection Lambert, en attendant la réfection de l’Hôtel de Montfaucon, relève, je pense,  du même cynisme, de la même incongruité, de la même impudence et de la même abjection de fond… avec en plus une certaine stupidité institutionnelle de haut niveau,  spécifiquement  française.

 

Le niveau d’abjection de cette confrontation entre l’ultra-richesse et  l’ultra-misère carcérale est tel, que même Philippe Dagen du Monde, qui reste pourtant le plus souvent insensible à nombre de douloureuses monstruosités artistiques, dont il a charge de dire du bien, a trouvé cela insupportable. « Impossible de ne pas être saisi par la pensée de ce qui a pu se  passer dans ces couloirs, ces cellules, ces parloirs, ces courettes au-dessus desquelles des filets sont encore attachés, à moitié déchirésIl y a encore les noms, les slogans, les dates, les imprécations écrites au crayon ou au feutre, les incisions dans le crépi….Ces signes visuels sont parfois plus intéressants que les œuvres placées à proximité. »,  écrit-il.

 

Insupportable en effet :

- qu'Eric Mézil, le directeur de la collection Lambert, puisse avoir l’impudence d’évoquer, les séjours en prison de  Paul Verlaine et Jean Genet…Comment peut-on oser mêler ces poètes à cette obscène opération culturo-financière ?

- et encore plus odieux d’évoquer les deux mois de prison effectués par l’artiste chinois Ai Wei Wei, quand cette petite incarcération a permis à cet artiste milliardaire, as de la communication, de décupler la cote de ses œuvres sur le marché international

- cette façon d’utiliser la mémoire de Pier Paolo Pasolini et le titre de son texte « La Disparition des lucioles » qui voyait dans l'extinction de ces insectes lumineux l'un des signes des ravages de la modernité…

- cette image d’une œuvre de Deimantas Narkevicius ( docv n° 4) où l’on voit alignées une dizaine de paire de vieilles  galoches de prisonniers… à 20 mille euros la paire, compte-tenu du prix moyen d’une œuvre de la collection Lambert…Prix moyen selon la valorisation actuelle qui ne tiendra pas longtemps…fort heureusement.

 

 

 

 

8-De la musique contemporaine…

 

Voilà plus d'un an, le pianiste Jérôme Ducros lançait un pavé dans la mare en dénonçant les limites des oeuvres atonales. Depuis, le milieu s'est affolé et chacun aiguise ses couteaux. Dernières nouvelles du front. 
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/musique/polemique-ducros-la-musique-contemporaine-accords-et-a-cris_1503346.html#rcuZeOPx6klcPZtq.99

 

Mais quel scandale! Après son exposé sur la musique contemporaine intitulé "L'atonalisme. Et après?", donné au Collège de France, le pianiste et compositeur Jérôme Ducros n'imaginait sans doute pas recevoir une telle volée de bois vert. Et pourtant. Sa critique souvent ironique de la musique contemporaine, dont il juge le langage problématique, a déclenché une nouvelle bataille d'Hernani. Et suscite, depuis plus d'un an, une avalanche de débats et d'invectives.  
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/musique/polemique-ducros-la-musique-contemporaine-accords-et-a-cris_1503346.html#rcuZeOPx6klcPZtq.99

 

 

http://www.lexpress.fr/culture/musique/polemique-ducros-la-musique-contemporaine-accords-et-a-cris_1503346.html#Z2y2TTh7mHWcc7ep.01

 

 

 

9- Il faut  sauver l’artiste Audin !

 

L’artiste brut-singulier Pascal Audin ( doc 09 )présenté par Daniel Mermet dans la video dailymotion dont je vous ai joint le lien, http://www.dailymotion.com/video/xyzwdp_pascal-audin_creation

va être viré de la maison qu’il loue près de Poitiers depuis une quinzaine d’années, comme Mermet s’est fait virer de France Inter…Il faut le sauver , car l’obligation pour cet artiste d’une grande fragilité psychologique de quitter son lieu, sera pour lui un choc terrible…

 

 

Contact : Madeleine  Bernardeau

bernardeau@wanadoo.fr - 05 49 03 26 63

 

Ou bien vous téléphonez ou écrivez à la DRAC Poitou-Charentes qui a les moyens de l’aider ( mais s’en fout complétement):

drac.poitou-charentes@culture.gouv.fr

 

 

 

10-La région se rebiffe :

« Un pacte pour la culture » réclamé par la région Rhône-Alpes

 

Portant la parole de l’Association des Régions de France, Jean-Jack QUEYRANNE, Président de la région Rhône-Alpes,  a demandé que la culture devienne une compétence obligatoire partagée, et non plus seulement une compétence partagée comme le prévoit le projet de loi sur la réforme territoriale. Les Régions revendiquent également une compétence exclusive sur les industries culturelles et créatives en cohérence avec leur politique de développement économique : « Face au grand désarroi du milieu artistique ilfaut un acte fort, audacieux, qui redéfinisse la place des politiques culturelles, au coeur de l’action publique», a-t-il souligné…

 

Eh bien voilà une initiative sympathique et intelligente ! Bravo Jean-Jack Queyranne, vous êtes sur la bonne voie!

 

http://www.rhonealpes.fr/uploads/Externe/38/PRE_FICHIER_1353_1405606849.pdf

 

 

 

11- la volaille et l’art contemporain

Dans ma chronique n° 44 intitulée « Les poules, les élus  et l’art contemporain » je vous joignait le lien :   http://alternatif-art.com/vod/?p=531  Qui vous permettait de voir quelques poules élevées comme œuvres d’art,  dans la galerie Marcel Duchamp, en Normandie, galerie subventionnée par la ville d’Yvetot, la DRAC et le Conseil Régional.

 

Dans ce même registre de « la volaille et l’art contemporain », voici aujourd’hui cette exposition dans le Poitou, des poulets (du 2 octobre au 19 décembre 2014) de Koen Vanmechelen,  à Rurart,  qui, comme son nom l’indique, a vocation de développer l’art contemporain en milieu rural et plus spécialement au Lycée agricole de Venours.

« Koen Vanmechelen croise depuis plus de quinze ans des variétés de poules pour produire l’hybride suprême, la Poule Cosmopolite. Une démarche artistique qui détourne les questions liées au Vivant et à la sélection des espèces pour mieux s’emparer des problématiques d’identité nationale… Le croisement entre la dernière progéniture en date et une poule fayoumi d’Egypte a eut lieu lors de la Biennale de Venise. » nous dit le dossier de presse .

Plus d’info : http://www.rurart.org/N/espace-presse-rurart/communique-janvier2014.pdf

  
L'exposition se prolongera au Confort Moderne à Poitiers, autre haut- lieu d’art contemporain dans le Poitou, où l'artiste Laurent Le Deunff réalisera un poulailler destiné à accueillir la vingtième génération de poule hybridée

 

12

- De l’art excrémentiel

Pour votre culture générale, voici une petite panoplie récapitulative de ce qui a été fait de meilleur en la fécale matière, sur le site de l’Huffingtonpost :

http://www.huffingtonpost.fr/2013/04/26/oeuvres-art-caca-artistes-osent-tout-excrements_n_3163548.html

 

 

des objets de vénération , pas étonnant que les œuvres de vrais artistes comme Carlos Cruz-Diez soient prises pour des merdes…

Une oeuvre d'art de l'artiste vénézuélien Carlos Cru-Diez en mauvais état, a fini par mégarde dans une déchetterie à l'occasion de travaux entrepris par le conseil général de la Vendée devant un collège de La Roche-sur-Yon. La colonne Chromointerférente qui avait été installée devant le


Mouans Sartoux








l’art de la spectacularisation égotique du rien

La chronique de Nicole Esterolle – n° 55
Des infos frétillantes d’actualité, à lire posément …L’ensemble des textes et documents joints ou liés représentant environ 2 heures de lecture, pour une information rafraîchissante et des éléments de réflexion que vous ne trouverez pas dans vos médias habituels.
Envoyez-moi vos réactions ou commentaires à :  nicole.esterolle@gmail.com

Vous pouvez recevoir directement ma chronique sur votre mail en me le demandant gentiment à nicole.esterolle@gmail.com

Vous pouvez lire aussi sur :

http://levadrouilleururbain.wordpress.com/2014/07/18/la-chronique-de-nicole-esterolle-n-54-grande-debandade-dans-lart-financier-contemporain/

Ou bien :  http://www.sauvonslart.com/modules/news/article.php?storyid=68741
ou bien : https://www.facebook.com/nicole.esterolle

Et retrouvez mes 10 précédentes chroniques sur http://levadrouilleururbain.wordpress.com/?s=Nicole+Esterolle

Au sommaire de ce  n° 55:

1-l’art de la spectacularisation égotique du rien
2- Un séminaire du « Rien à voir » en Poitou –Charentes
3-As-tu vu mon outil visuel ?
4- Luc Ferry se trompe de cible
5-Le changement c’est maintenant ! a dit Flore Pellerin…
6- Quelle nouvelle tête décérébrée pour Pompidou-Metz ?
7-Du refus de la donation Ceres Franco à Carcassonne
8- Faites jouer la CADA !
9 – La Biennale de Bourges : c’est fini…
10- Un texte de Régis Debray à propos des rebelles…agréés par l’Etat
11-Trouver un vieux pneu au bord de la route est à la portée de tous…
12- L’abominable Lévèque a encore frappé !
13- Une évidence déniée : l’art contemporain est  un allié objectif du FN

14- Une enflure médiatico-artistico-phynancière nommée Jeff Koons

1-l’art de la spectacularisation égotique du rien

Oui, de plus en plus de gens commencent à comprendre que le « problème » de l’art contemporain dépasse amplement le seul domaine de l’art et de la culture, et qu’il est à la fois facteur et symptôme  d’une perte générale des valeurs et d’une déshumanisation de la société.
On commence à oser dire pourquoi et comment  l’art est devenu un instrument  pour les puissances d’argent et de pouvoir ; pourquoi et comment il a été pour cela vidé de sons sens, de son contenu, de son mystère, de sa spiritualité,  comme les  religions l’ont été et peuvent l’être encore pour justifier les pires barbaries ; comment il a perdu sa fonction de lien entre les hommes pour exacerber les communautarismes et les rivalités d’appartenance sociale et culturelle, renforcer le repli sur soi et faire flamber les égos et l’individualisme narcissique qui permet un meilleur assujettissement aux appareils de pouvoirs…
Et à ce sujet, je viens de lire le très éclairant entretien avec le sociologue
Jean Pierre Le Goff, paru dans le Nouvel Obs du 21 07 14, intitulé « Génération selfie » et dont je vous livre cet extrait :
le  culte de l’ego se développe dans les années 80 au moment où les grands engagements du passé et des idéaux collectifs sont en voie de disparition (…)Le fameux quart d’heure de célébrité warholien n’est rien d’autre qu’un miroir aux alouettes pour individus en mal de reconnaissance. C’est le règne des m’as-tu-vu qui copient pathétiquement les people. Un petit cercle médiatique et mondain composé de personnalités narcissiques fascinées par le pouvoir et l’argent a tendance à se prendre pour le centre du monde, sinon pour les nouveaux maîtres du monde. En face, les citoyens ordinaires sont considérés comme des ringards et des beaufs. Mais une grande partie de la population n’a cure de ce milieu et n’en peut plus de voir ces gens se pavaner(…) certains arrivent heureusement  à échapper à la tentation du  narcissisme. Ce sont tous ceux qui sont ancrés dans le réel, se passionnent pour leur activité et ont le souci des autres… Il y a aussi tous ceux, intellectuels, journalistes , politiques,   qui gardent la passion de la vérité et ont des convictions. C’est de ce côté- là que résident les forces vives sur lesquelles s’appuyer pour sortir de ce climat narcissique délétère et affronter les défis du monde nouveau dans lequel nous vivons »
Ce texte, bien entendu, ne concerne pas spécifiquement l’art dit contemporain, mais on comprend mieux, avec lui, comment cet art-là participe d’une sorte de dégradation générale des rapports humains.

2- Un séminaire du « Rien à voir » en Poitou -Charentes
Tous les « m’as-tu-vu » de Charente et Poitou (tradition du goût), se doivent d’aller se faire voir à l’exposition intitulée « Rien à voir » au FRAC Poitou Charentes que Ségolène Royal a réinstallé au village de Linazay ( 212 habitants près de Champagné le Sec)dans les locaux de l’ex – Caprirama, (voir image 1) sorte de Vulcania dédié , non pas au volcans, mais à la race caprine et au fromage Chabichou de réputation mondiale. Ce haut lieu de la crotte de bique et de bouc (voir image 2), qui avait fermé faute de public, a donc été réinvesti par l’art contemporain, qui a encore moins de public…Et d’autant moins que pour cette expo, il revendique clairement son « rien à voir »…Bravo Ségolène ! là, tu es vraiment bonne pour ce qui est du développement durable du Rien et du non-public de l’art!
Voici quelques extraits du dossier de presse de cette célébration du Rien post-fromager en milieu rural:
– Depuis 2008, Jérémie Bennequin pratique le gommage quotidien de pages de livres,
s’attelant plus particulièrement à effacer l’oeuvre de Marcel Proust, À la recherche
du temps perdu . Pratique discrète, il se consacre consciencieusement à cette
«désécriture», manipulant assidûment le côté bleu de sa gomme.
– les oeuvres de Michel Blazy , Plantation de lentilles, sculptures de purée de carotte ou de brocoli, massif de papier toilette rose, sont fragiles et discrètes, éphémères et périssables. « Presque riens », issues d’un travail qu’il qualifie plus volontiers d’activité modeste et domestique,
– Michel de Broin fait d’une Buick le héraut de la résistance à la culture de la performance en la transformant en voiture à pédales. Les éléments«superflus» ayant été retirés .

la buick à pédales 2 la buick à pédales1
– Les quatre énoncés performatifs de Victor Burgin abandonnent tout objet concret au profit du langage et croisent philosophie analytique, structuralisme et linguistique. L’œuvre est ici littéralement le langage qui acte, et non plus l’objet.
– Et ainsi de suite…

Et puis signalons – cerise sur le gâtiau –  cette stupéfiante journée séminaire du « Rien à voir » qui « réunira des artistes, théoriciens et acteurs de l’art contemporain s’interrogeant sur ces pratiques qui perturbent les normes dont le monde de l’art pensait s’être affranchi. »…Crévindiou !, On n’avait jamais vu ça en pays Chabichou !

Plus d’info : http://www.frac-poitou-charentes.org/telechargements/DP_RienAVoir_FRACpc.pdf

3-As-tu vu mon outil visuel ?
On a toujours de bonnes raisons d’évoquer l’incontournable et familier Buren, mais ici ces raisons sont meilleures que jamais, tant elles  font bien suite au deux précédents paragraphes…

03 buren happy droopy - copieEt puis comment résister au plaisir de vous joindre encore et à nouveau,( comique de répétition) cette irrésistible image (doc 03), la plus lourde de rien,  la plus représentative des quarante années d’action ministérielle pour l’éradication du sens en art. Une image qui passera assurément dans l’histoire de l’inepte à travers les âges, avec notre outilleur visuel national et international, dans sa petite veste kamputchéa démocratique très pratique parce que pleine de petites poches pour petits outils et petits crayons, avec son petit sourire satisfait d’avoir réalisé les petites peintures de rien que l’on voit accrochées au bas de l’ escalier monumental d’un grand musée ou de la demeure d’un gigantesque collectionneur…

4- Luc Ferry se trompe de cible
J’ai toujours eu, (bien que viscéralement de gauche par ma grand-mère paternelle), beaucoup de sympathie et de respect pour ce que dit et écrit Luc Ferry, pour ce qu’il a le courage de dire au sujet de l’art contemporain, pour son affabilité, pour son humanité… et c’est pour cela que j’ai été plus que déçue par ce qu’il a écrit  sur Soulages dans le Figaro : un texte, pour moi, vraiment maladroit, malvenu, catastrophique et atterrant, parce ce qu’il annule de fait tout ce que Luc Ferry a pu dire de juste et pertinent au sujet de l’AC, parce qu’il donne des arguments à la bien-pensance artistique dominante pour le traiter d’attardé et de réactionnaire… Non, Soulages n’est pas à placer dans le même panier que les imposteurs de la posture tels que Koons, Buren, Murakami, Hirst,etc… Oui, Soulages est un  vrai  metteur en forme, avec un vrai langage plastique personnel. C’est un grand artiste au même titre qu’Anselm Kieffer, que l’on a aussi tendance à mélanger, parce que sa cote est très élevée,  avec les financial artists du rien que je viens de nommer.
Certes, Soulages est un bon produit financier pour spéculateurs…Certes, l’actuel engouement pour lui est excessif…Certes il est un peu survalorisé et « sur-visibilisé » au détriment de quantité d’autres artistes d’une égale puissance créatrice, insuffisamment visibles et reconnus… Certes, Soulages fait dans la « puissance », quand Bissière, son voisin à Lodève, fait dans la douceur et l’humilité… Certes son Musée à Rodez est un peu surdimensionné…et certes il y aura problème à terme pour savoir que faire de ce très beau bâtiment, quand l’engouement médiatique sera retombé, etc… Mais bon, ce qui importe, c’est que Soulages est et restera un vrai et grand peintre…et ce qui est navrant , c’est Luc Ferry se trompe complétement de cible…Dommage, dommage, pour lui, pour nous, pour l’art !
( Il est réconfortant toutefois de voir qu’existent ces Musées Soulages et Rebeyrolle à Rodez et Eymoutiers, comme il serait épouvantable pour le moral qu’existe l’équivalent pour les sinistres Lavier, Buren, Lévèque, et autres bulles inconsistantes)

5-Le changement c’est maintenant ! a dit Flore Pellerin…
J’ai lu quelque part que Flore Pellerin, notre nouvelle ministre de la Culture, affichait sur le mur de ses précédents bureaux une affichette où on pouvait lire : « le changement, c’est maintenant »… façon pour elle de suggérer d’en finir avec les vieilles pratiques répétitives… Aurélie Filipetti, qui la déteste dit-on, n’a rien fait en ce sens…Flore, va-t-elle pouvoir faire en sorte qu’on en finisse avec ces vieilles pratiques quarantenaires et très usagées de l’art qui se prétend contemporain ?

6- Quelle nouvelle tête décérébrée pour Pompidou-Metz ?
Onze postulants, avec des dents qui trainent par terre,  pour cette nouvelle direction, tous issus du même appareil sans tête et de la même logique décérébrée, que celle de l’ex directeur,  subalterne en chef, notoire apologiste du rien,   Laurent Lebon,  qui avait été à l’origine des difficultés financières de l’établissement. « La région se dit déterminée à couper d’un million d’euros sa subvention (sur un budget de 12 millions), ouvrant un bras de fer avec l’agglomération, statutairement censée se substituer au mauvais payeur alors qu’elle est déjà le plus gros contributeur. »…ça va être rock and roll, mais on ne change pas une logique qui perd!

Plus d’infos :

http://www.liberation.fr/culture/2014/08/24/pompidou-metz-centre-du-casse-tete_1086158

7-Du refus de la donation Ceres Franco à Carcassonne
La fantastique, inouie, unique,  merveilleuse, collection d’art singulier (mais pas seulement puisque quantité d’artistes n’ayant rien à voir avec cette catégorie y figurent) que la mythique mais bien vivante Cérès Franco voulait donner au Musée de Carcassonne vient d’être refusée par la nouvelle municipalité de cette ville… On pleurerait de rage devant autant de désinvolture et d’incurie des responsables politico culturels… On pense à la collection d’Art Brut de Dubuffet, refusée par la ville de Lyon et qui honore la ville de Lausanne…On pense à celle plus récente de Richard Treger qui a dû s’exiler au Portugal, etc. .. Irresponsabilité et ignorance des politiques actuels, certes…mais, bien entretenues par quarante ans de mépris ministériel pour toute expression humaine et sensible dans l’art.(quand par ailleurs on soutient à grand frais l’odieuse collection Lambert)

8- Faites jouer la CADA !
Cyril Chardenon, qui est un de mes lecteurs, m’a fait parvenir l’échange fructueux qu’il a eu avec la CADA (commission d’accès aux documents administratifs), qu’il avait saisie pour obtenir des informations sur les œuvres achetées pour la collection de la Maison Carrée de Nimes).
Si vous êtes curieux, en tant que contribuable moyen,  de connaître le prix de tel tas de parpaings ou telle bestiole empaillée achetée par tel FRAC ou tel CAC, vous pouvez vous aussi saisir la CADA.
Je vous joins les deux documents ( 04 et 05)

9 – La Biennale de Bourges : c’est fini…

06 biennale de Bourges
Sur la photo jointe ( doc 06) vous voyez ces deux énormes parpaings reliés par une tige d’acier chromé… C’était une œuvre figurant à la dernière Biennale de Bourges… La municipalité de Bourges (voir lien ci-dessous) a décidé de mettre fin à cette manifestation d’art contemporain de haut niveau, parce qu’elle trouve que cela lui coûte très cher de satisfaire une élite de plus en plus rabougrie… Protestation de la dite élite adoratrice des parpaings qui hurle au populisme et au retour de la bête immonde… Elitisme-populisme : même combat !.. « La fausse distinction de le gauchiasse culturelle languienne vaut bien la vraie vulgarité d’extrême droite » a dit je ne sais plus qui… Si la municipalité de Bourges a besoin d’un modèle pour autre chose que cette Biennale, qu’elle regard un peu ce qui se passe au Mans avec la très exemplaire Puls’art qui est une manifestation d’art d’aujourd’hui, exemplaire et de bon aloi, ni populiste, ni élitiste…

http://france3-regions.francetvinfo.fr/centre/2014/09/04/adieu-la-biennale-d-art-contemporain-de-bourges-544050.html

10- Un texte de Régis Debray à propos des rebelles,  insurgés, révoltés, indignés, révolutionnaires,  dissidents et autres subversifs … agréés

https://groups.google.com/forum/#!topic/paris8philo/5DPYwBJbcsA

11-Trouver un vieux pneu au bord de la route est à la portée de tous…
Voici la lettre d’un lecteur :
Je ne peux oublier que j’ai été de nombreuses années en ménage avec l’AC. J’y ai été bien lacé, délassé tout comme délaissé et hélas! finalement lassé de ce couple.
J’ai tenu très longtemps car je faisais principalement de la recherche. De la recherche en imbécillité, secteur peu éclairé des activités humaines : on croit savoir ce que c’est en le constatant chez les autres, mais on ignore la vastitude et la puissance de cette énergie en soi-même.
L’AC s’est emparé de cette science avec fureur et délectation, l’an même de ma naissance, 24/4/1942, avec cette célèbre monstration le 24/10/1942 de la galerie de Peguy Guggenheim, Art of this Century  à NYC. Je me trouve ainsi vraiment contemporain de l’art Contemporain.

Cet art s’exerce au travers de multiples formes, mais n’a qu’une ambition : décevoir. Ayant malheureusement fort déçu mes bons parents, je me suis senti très tôt de taille à produire des choses picturales navrantes et à persévérer dans ce secteur de la connerie plastique, car semble-t-il, décevoir n’a pas de fin.
Je pensais qu’à l’infini de la déception, trônait La Vérité, démarche philosophique plutôt louable. Mais déjà, sans y arriver, je trouvais à cette mission une sorte de sainteté. Car de dépit en dépit, l’artiste s’appauvrit fatalement de tout ce qui le faisait artiste… aux yeux même des collectionneurs, qu’il doit aussi décevoir, dans cette quête de la déception ultime.
Que cet AC se révèle capitalistique et institutionnel ne me contrariait pas. Tant mieux si de célèbres confrères portaient au monde leur message d’anéantissement de toute forme d’espoir de beauté aux consommateurs civilisés et heureux de l’être!
C’est aussi sur cette question de L’Être que l’AC me paraissait salvateur, au sens Nietzschéen. Pourquoi n’y-a-t-il rien, plutôt que quelque chose, semblaient proclamer tous ces artistes du temps présent. Que ces riens sortis de leur cervelle se paient des dizaines de millions garantissait leur valeur de néant.
Trouver un vieux pneu au bord de la route est à la portée de tous.  Amener ce pneu à la Biennale de Venise où il deviendra un objet de spéculation métaphysique et financière, c’est tout un art.
Bref, je tenais un fil conducteur, le courant passait, j’étais éclairé.
Illuminé sans doute. Je me préparais à rencontrer Dieu-en-personne, tout au bout du tunnel de l’art Contemporain, et qu’il me montre Sa Figure : quelle déception!… Puisque tout ce qui se montre se vaut, et ne vaut rien.
Et donc Crac, Frac et Cnac! La panne soudaine et fatale de signifiants porteurs de divagation. Je me retrouve maintenant devant un chevalet à peindre des tableaux. Fini les imbécillités. J’appelle cela de la peinture sérieuse.
Mathias Gali

12- L’abominable Lévèque a encore frappé !

L’ambianceur principal des nuits germanopratines, l’artiste français au top 10 des stars internationales qui trouve qu’une œuvre est réussie quand le public ne peut la supporter plus de trois minutes, le quasimodo du Musée du Louvre (actuellement « en résidence » dans cet établissement), le vampire de la grotte du Mas d’Azil, l’abominable homme des neiges éternelles de l’inepte de haute altitude, le tortionnaire en chef des services de l’inquisition artistique d’Etat, le chouchou emblématique des richissimes collectionneurs cocaïnés, qui se vengent avec lui de leur inculture et de leur ivrognerie, la coqueluche des sous-payés directeurs de musées, de FRACs ou de CACs qui se vengent grâce à lui de leur précarité financière, la figure de proupe de l’odieuse collection Lambert en Avignon, etc. ..

08 Venin ClaudeLeveque-VENIN-collier-net2 Bref, l’abomifreux Claude Lévèque vient de créer un collier en or massif ( comme un fil de fer tortillonné- voir doc 08 –  où l’on peut lire le très sympathique mot « venin » ) pour le compte de la galerie Minimasterpieces de l’exquise Esther de Beaucé ( fille de l’ex-ministre Thierry de Beaucé qui  habite désormais Marrakech, dans le  riad de l’ancien pacha Madani).et mettre au cou des belles dames emperlousée de la haute société perfusée à l’art contemporain…

07 cité radieuse ClaudeLevequeIl vient également de grimper une caravane sur un cube de béton ( doc 07) à la Cité Radieuse de Marseille, dans le cadre d’une expo « Bienvenue chez moi » organisée la  non moins exquise Audrey Koulinsky, galeriste parisienne qui transforme son appartement en « zone d’art habitée » (comme c’est charmant !) et veut ainsi «  revitaliser le lien du visiteur avec l’art contemporain » ( voir doc 09, copie d’un article du Monde)

13- Une évidence déniée : l’art contemporain est un  allié objectif du FN

C’est bien connu : si vous critiquez l’art contemporain conceptualo-financier, vous êtes immédiatement accusés d’être populiste, réac, pétainiste, FN ou complice du FN, …par ceux-là même qui, objectivement, sont ce dont ils vous accusent…Et voici un témoignage d’un lecteur sur ce sujet :
Bonjour, Une petite réflexion. Aux élections européennes dans les communes qui ont choisi de construire leur politique culturelle autour d’un centre culturel institutionnel contraints de diffuser des productions conventionnés ou subventionnés et notamment des expositions d’arts contemporains le FN a fait autour de 20%. Par contre dans une commune où l’on a choisi un modèle différent, et construisant énormément autour de la culture populaire ( musique actuelle, théâtre de rue, contes, BD, culture scientifique et technique, jeu de société…) en se basant sur une coproduction intelligente entre collectivités et associations, le FN n’a fait que 14%. Il faut savoir que cette commune a choisi dans le domaine des arts de créer un musée consacré à l’immense Paul Rebeyrolle( doc n° 10), le seul lieu de diffusion des arts qui n’est pas labellisé CAC en région Limousin.
Le modèle de l’art et de la culture institutionnel fait plus de mal que de bien en France. Et ce n’est pas le fait que de l’art contemporain. Création théâtrale « contemporaine », cinéma d’art et d’essai ou littérature dite blanche font parti du même continuum culturel. Une culture élitaire que certains s’escriment à démocratiser – ce qui est un non sens – au non d’une certaine idée de l’égalité. Ils sont persuadés de tirer les gens vers le haut, ce faisant, et ne se rendent pas compte de la médiocrité de la culture bourgeoise. Fabien Lhyraud

14-Quelques mots sur cette  gigantesque enflure  artistico-financière nommée Jeff Koons

Nous allons  assister, pétrifiés de respect et d’admiration, au grand hommage que la France rend, au Centre Pompidou, à l’immense financial artist international Jeff Koons… Mais j’aimerais rappeler ici, pour l’occasion,  ce précédent  hommage national qui fut rendu au même Koons, il y a une quinzaine d’années, par le magazine Art Press, organe officiel de la pensée artistique d’Etat, qui plaça en sa couverture une image gros – plan des parties génitales de l’artiste et de sa compagne d’alors, la belle Cicciolina, en peine copulation…
Ainsi cette célébration apothéotique du mauvais goût comme signe de puissance sociale et d’extrême distinction (au sens bourdieusien du terme), marque –t-elle, me semble –t-il,  l’apogée ou la phase ultime de quatre décennies d’action institutionnelle pour l’éradication du sens et du sensible en art et pour une disqualification des valeurs de beauté et de moralité communément admises depuis les origines de l’humanité.
Triomphe du concept, glorification de la posture subversive et « déconstructive », spectacularisation de l’attitude transgressive… Apologie  de la dérision, du non-sens, du cynisme, du kitch, de la vulgarité et du mauvais goût sous toutes ses formes : d’ordre esthétique d’abord avec les homards en plastique, puppies et autres  grotesques  balloon dogs, etc… d’ordre éthique corollairement,  avec la réquisition et le détournement  éhontés du patrimoine public (tel que le Château de Versailles), du dispositif muséal public (tels que le Centre Pompidou) et de l’argent public, pour une surmédiatisation entrainant une survalorisation financière des kitchissimes œuvres des Koons, Hirst, Murakami, Cattelan, etc. , que possèdent les richissimes collectionneurs-spéculateurs de par le monde.

Alors il faudrait maintenant  que l’histoire et la sociologie de l’art ( ne parlons plus de la critique d’art qui s’est , dans cette affaire, globalement  disqualifiée) se mettent au plus vite au travail  pour démonter les mécanismes de pouvoir et d’argent qui ont produit cette gigantesque enflure médiatico-artistico-financière de très mauvais goût appelée  Jeff Koons…

Cette chronique est envoyée régulièrement par ailleurs à 30 000 journalistes ,  diffuseurs d’art , artistes et décideurs institutionnels  en France…et à tous les parlementaires

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