Lili Côme

Parcours de Lili Côme

Lorsque j’étais élève des Beaux-arts de Paris en 1988, la presse spécialisée parlait sans cesse de « la mort de l’Art ». Je refusais d'admettre cela. J’ai longtemps réfléchi et me suis dit que si la voie qu' « ils » avaient suivie les avait menés jusqu'à cette impasse, alors je devais en suivre une autre.

J'ai commencé par apprendre à représenter le réel tel qu'il apparaît formellement aux yeux de tous dans une école d’Art Appliqués puis aux Beaux –Arts de Paris. Cet apprentissage académique m'a permis d'acquérir des capacités spécifiques absolument nécessaires à la maîtrise de la représentation des formes. Mes études à Paris m'ont permis de m'imprégner de la culture ancienne et des œuvres d'art des musées.

Après mes études, et parce que la vie m’y obligeait, j'ai passé le concours de professeur d’arts appliqués. Le travail difficile d’enseignante en  lycée professionnels m’a permis de réaliser combien la paix, la joie et l’harmonie sont des choses précieuses. J’ai mené en parallèle mon une activité artistique. Je savais que la quête que j’avais commencé prendrait du temps .J’ai donc pris le temps d’expérimenté la traduction de mes sentiments, de mes sensations, de mes perceptions avec les formes, les couleurs et les matières. Je réalisais de nombreuses expériences, parfois guidée par la lecture des livres de Matisse « Ecrits et propos sur l’art » de Paul Klee « Théorie de l'art moderne » et Kandinsky « Du spirituel dans l’art » d’autres fois en suivant mon intuition.

En 1999, j’ai quitté la région parisienne pour venir m’installer dans le sud de la France. C’est ici, dans cette atmosphère particulière propre au sud est que ma palette a véritablement explosée. La lumière, les couleurs, la chaleur douce de cette région m’a permis d'atteindre le seuil de mon expression picturale.

Depuis un an, je vis entre Antibes et la Martinique. Le contexte actuel trop violent pour moi ne me permettait plus de creer. C’est la rencontre avec une personne formidable qui m’a permis de retrouver le désir et l’énergie de poursuivre ma démarche. Dans les caraïbes, j’ai retrouvé l’énergie et la volonté de poursuivre ma quête. En Martinique j’ai ressenti  la puissance de la nature et la force de la culture caribéenne. Je me suis rendu compte que mes personnages avaient quelque chose à voir avec cette culture. Cette rencontre m’interpelle, et alimente ma démarche actuelle.